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Rachid Nekkaz porté par une foule euphorique à Alger-centre

Rachid Nekkaz porté par une foule euphorique à Alger-centre

Rachid Nekkaz poursuit son périple à travers le pays en quête des 60 000 signatures nécessaires à la validation de son dossier de candidature. Il est arrivé, ce samedi après-midi à Alger-centre où il a, comme à chacun de ses déplacements, rassemblé une foule impressionnante de sympathisants.

Sur Facebook, son outil de communication favori, il avait fixé rendez-vous à ses supporters pour 13 heures, devant la mairie d’Alger-centre. Mais les sympathisants et les curieux ont commencé à s’amasser sur la place de l’Emir Abdelkader bien avant. La police était également déployée en force : camions de CRS, voitures, fourgon cellulaire et policiers anti-émeutes armés de grenades lacrymogènes.

L’arrivée du phénomène Nekkaz par la rue Larbi Ben Mhidi a immédiatement donné lieu à des scènes d’euphorie. Ses nombreux supporters, quasiment tous jeunes, se sont empressés pour l’accueillir et scander des slogans en sa faveur et d’autres hostiles au pouvoir.

« Rachid Président ! Rachid Président », scandaient les présents dont certains s’étaient empressés de porter leur candidat sur leurs épaules pour l’emmener vers la mairie. Il n’atteindra la porte de l’édifice que plusieurs dizaines de minutes plus tard, la foule dense, nombreuse et très enthousiaste entravant sa progression.

Les slogans scandés par les centaines de personnes venues soutenir Nekkaz ne concernaient pas que ce dernier. Des slogans hostiles au cinquième mandat de Bouteflika, au pouvoir de façon plus générale ont également été scandés. Des appels à la non-violence, à la fraternité entre Algériens et forces de l’ordre ont été lancés. La presse, quant à elle, en a pris pour son grade. « Sahafa baou alina leblad » (la presse a vendu le pays), ont longuement scandé les manifestants, visiblement outrés par l’absence remarquable des chaînes de télévision privées des manifestations d’hier.

La collecte des « istimarates », si chères et si nécessaires au prétendant à la candidature à l’élection présidentielle a été laborieusement organisée par lui et son équipe. Des formulaires ont été distribués à ses partisans munis de cartes de vote et une queue s’est formée devant la porte de la mairie. Des agents ont contrôlé l’accès au service d’état civil pour éviter que la pagaille ne s’installe.

Alors qu’au rez-de-chaussée de la mairie, la validation des signatures allait bon train, Nekkaz s’est installé au balcon du premier étage, tentant de s’adresser à la foule. Son apparition sur le balcon a eu un effet galvanisant sur ses sympathisants qui ont repris de plus belles leurs slogans. « Ya Nekkaz manach mlah » (Nekkaz, nous ne sommes pas bien), scandaient-ils.

Pendant ce temps, les sympathisants du candidat continuaient d’arriver sur la place de l’Emir Abdelkader, gonflant la masse déjà difficile à gérer par les policiers. Des renforts de CRS ont été dépêchés pour mettre de l’ordre dans la joyeuse pagaille qui s’était emparée du carrefour.

Au bout de près de deux heures à l’intérieur de la mairie, Rachid Nekkaz est ressorti comme il y est entré, porté sur les épaules de ses supporters avec des formulaires de signatures plein les mains.

Voulant prendre la parole pour s’adresser clairement à ses sympathisants, l’équipe du candidat a tenté d’installer un système de sonorisation portable sur la rue Benmhidi où des centaines de jeunes citoyens attendaient dans une réelle ferveur. Nekkaz a bien pris la parole mais vainement, il était impossible de mettre de l’ordre ou de calmer les acclamations des jeunes citoyens.

Le rassemblement sur la rue Ben Mhidi a bien failli se transformer en marche. Des manifestants ont commencé à scander « silmia ! silmia ! » (marche pacifique !) en tentant de remonter la rue en direction de Bab El Oued, avant d’être arrêté par un cordon formé de dizaines de CRS dépêchés sur place en urgence.

L’avancée de la foule bloquée, une panique passagère s’est emparée d’une partie des manifestants mais les policiers n’usant d’aucune violence, le calme est rapidement revenu.

Le candidat a quitté les lieux avant 16 heures, laissant une foule qui semblait avoir du mal à calmer son enthousiasme. Les forces de l’ordre ont alors fait évacuer les lieux, en douceur, sans coups de matraques ni gaz lacrymogènes.

Rachid Nekkaz a ajouté Alger à la longue liste de villes algériennes qu’il a séduites et les Algérois ont, pour le deuxième jour consécutif, exprimé leur rejet du cinquième mandat et du pouvoir dans la sérénité et le civisme.

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