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Rayan Cherki : une fin de Mondial 2026 chaotique entre clash et critiques

Aux États-Unis, Rayan Cherki a vécu une Coupe du monde 2026 compliquée. Il n’a pas brillé sur le terrain avec l’équipe de France, mais il fait parler de lui.

Rafik Tadjer
Durée de lecture 3 minutes de lecture
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La Coupe du monde 2026, compliquée dès le début pour Rayan Cherki, ne pouvait pas se terminer autrement qu’en queue de poisson pour le milieu offensif de Manchester City.

Samedi, lors du match pour la troisième place face à l’Angleterre (4-6), l’ancien joueur de Lyon s’est distingué, non pas dans le jeu, mais par un nouvel accrochage avec Didier Deschamps.

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Celui qui réclamait du temps de jeu a fini par l’avoir mais il n’a fait que conforter le désormais ex-sélectionneur des Bleus dans son choix de ne pas compter sur lui depuis le début de la Coupe du monde 2026.

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Au premier tour, Cherki est rentré à chaque fois dans la deuxième partie de la seconde mi-temps. En 16es de finale face à la Suède, il a joué cinq minutes, puis six minutes devant le Paraguay en 8e. Face au Maroc, en quarts, il n’a eu aucun temps de jeu, avant de rentrer à la 72’ de la demi-finale face à l’Espagne.

Rayan Cherki s’accroche pour la deuxième fois avec Didier Deschamps

A la fin du match de la Suède, Cherki a fait la moue. Les caméras l’ont montré en train de refuser de parler avec Didier Deschamps. Peut-être pour démentir les spéculations qui s’en sont suivies, il a fait du zèle après la rencontre du Paraguay en fêtant la qualification avec un chapeau de Napoléon. Venant d’un joueur dont la mère est algérienne, le geste est très critiqué en Algérie qui célébrait le jour-même l’anniversaire de son indépendance.

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Pour la petite finale face à l’Angleterre, Rayan Cherki a été titularisé pour la première fois depuis le début de la Coupe du monde 2026.

C’est seulement le cinquième match qu’il commence d’entrée depuis qu’il a choisi la France au détriment de l’Algérie en juin 2025. Sur le terrain, il a sombré avec toute l’équipe (4-0 en première mi-temps) et Didier Deschamps a dû le sortir à la pause avec trois autres joueurs.

Vingt minutes auparavant, à la pause fraîcheur, le coach semblait en vouloir particulièrement à Cherki. Les deux hommes ont échangé des mots et des gestes de la main. Puis le joueur a tourné le dos au sélectionneur. C’est la deuxième fois que cela arrive depuis le début du Mondial 2026.

Après la rencontre, Deschamps a presque reconnu qu’il regrettait d’avoir fait jouer Rayan Cherki. “C’est moi qui me suis trompé. J’aurais dû faire des choix dès le début du match et ça se serait peut-être mieux passé après”, a-t-il répondu lorsqu’il a été interrogé sur l’attitude du joueur de City.

Rayan Cherki critiqué par les médias : “Il se croit le meilleur joueur du monde”

Après tout ce qui s’est passé depuis le début du tournoi, certains pourraient conclure que Deschamps aurait une dent contre Cherki car dans cette première mi-temps de ce match face aux Anglais, c’est toute l’équipe qui est passée à côté. D’autres, au contraire, pourraient y voir l’expression du manque d’humilité du joueur.

Sur RTL, le journaliste Éric Sylvestro n’a pas été tendre avec le Franco-Algérien : « Qu’on arrête avec Cherki, il a fait une Coupe du monde catastrophique, il réclame du temps de jeu, il se croit le meilleur joueur du monde, il n’a rien montré. »

Même si sur le plateau on a souligné que ce n’est pas Cherki qui a fait perdre la France, le journaliste a insisté : “Ça n’empêche quand même que Cherki doit redescendre de deux crans, il doit apprendre.”

Sur l’Afer de RMC, Daniel Riolo, a critiqué lui aussi Rayan Cherki. Sans vouloir l’enforcer, il estime que le joueur de Manchester City doit « montrer un autre état d’esprit dans le futur », en pointant un comportement irrégulier sur le terrain et dans le vestiaire.

Cherki chez les Bleus : pour le moment, ce n’est pas là grande réussite

 

Si l’on parle ainsi du milieu offensif français, c’est parce que le joueur n’a pas toujours fait preuve d’humilité. Il n’a pas cessé de réclamer du temps de jeu dans une équipe où les places sont chères.

 Tout le monde se souvient aussi de ses déclarations avant le départ pour le mondial début juin, lorsqu’il assurait que les Bleus iraient au tournoi pour “écraser tout le monde”, après une défaite de l’équipe de France face à la Côte d’Ivoire en amical.

Il y a une année, Rayan Cherki avait la possibilité d’opter pour l’Algérie, pays d’origine de sa mère, ou l’Italie où il a aussi des origines du côté de son père.

Malgré l’insistance de la Fédération algérienne de football, il a choisi la France pour concrétiser ses objectifs de carrière. Pour le moment, avec 13 sélections, seulement 5 titularisations et toutes ces polémiques, c’est loin d’être une grande réussite.

 

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