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Retour de Renault en Algérie : Tebboune intransigeant

Le président de la République Abdelmadjid Tebboune s’est exprimé vendredi soir sur la construction automobile et la réouverture de l’usine Renault en Algérie.

Retour de Renault en Algérie : Tebboune intransigeant
Par OceanProd / Adobe Stock
Aicha Merabet
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Le président de la République Abdelmadjid Tebboune a posé les conditions pour l’agrément des marques automobiles en Algérie. Dans un entretien accordé à des médias nationaux diffusé vendredi soir sur la Télévision algérienne, il a fixé les lignes, et évoqué le cas de l’usine Renault en Algérie, qui est fermée depuis 2020, après la suppression du dispositif fiscal lié à l’importation des kits SKD pour les unités d’assemblage de voitures.

« En sept ans de présence, l’usine de Renault n’a pas dépassé un taux d’intégration de 5 % », a révélé le chef de l’État, qui a posé une seule condition pour le retour du constructeur automobile en Algérie. « Si Renault augmente le taux d’intégration, son usine va rouvrir », a-t-il précisé, soulignant que la marque Fiat du groupe Stellantis a accepté « l’intégration ».

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Tebboune annonce l’arrivée de grandes marques de voitures en Algérie

« Il y a de grandes marques mondiales qui vont entrer sur notre marché avec un important taux d’intégration », a-t-il ajouté.

Une condition qui est valable pour l’ensemble des constructeurs automobiles qui veulent s’installer en Algérie, selon lui. « Nous avons déterminé quelques marques de voitures qui seront produites en Algérie avec un taux d’intégration d’au moins 40 % », a-t-il dit. L’intégration signifie la création d’un réseau de sous-traitance à travers le pays pour sortir du jeu malsain du « gonflage des pneus » qui était en vigueur avant 2019. Le président Tebboune a révélé qu’une vingtaine de marques automobiles voulaient s’installer en Algérie, mais il a critiqué la démarche de certaines d’entre elles.

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 Tebboune : « L’ère de gonflage des pneus en Algérie, c’est terminée »

« Certaines marques ont dit qu’elles vont produire certains modèles, mais en attendant, elles ont demandé d’importer, mais ce jeu-là n’est pas bénéfique économiquement. Je veux une production de voitures algériennes. L’ère du gonflage des pneus, c’est terminée », a expliqué le chef de l’État.

Le président de la République a estimé qu’il ne faut pas confondre « rapidité » et « précipitation » dans le domaine de l’automobile, tout en affirmant que la voiture n’est pas une « priorité absolue ». « C’est une priorité, mais elle n’est pas absolue », a-t-il dit, en soulignant que la forte demande sur les voitures est un « marqueur » du développement social en Algérie.

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En mai dernier, le gouvernement a rejeté une nouvelle demande d’agrément de Renault et lui a demandé de revoir son projet industriel en Algérie. Le différend entre la marque au losange et le gouvernement algérien porte sur le taux d’intégration.

Le constructeur français a lancé son usine en Algérie en 2014. Basée à Oued Tlelat près d’Oran, elle assemblait trois modèles : Symbol, Clio et Dacia Stepway. En 2020, elle a dû fermer ses portes après la décision des autorités de revoir les conditions de fabrication de voitures en Algérie.

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