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Sans soutien face à l’Iran, ben Salman promet une flambée du pétrole

Sans soutien face à l’Iran, ben Salman promet une flambée du pétrole

Mohamed ben Salman, le prince héritier d’Arabie saoudite, s’est toutefois dit favorable à une sortie de crise pacifique dans le conflit qui l’oppose à l’Iran.

Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohamed ben Salman, a prévenu que les cours du pétrole pourraient atteindre des montants « incroyablement élevés » si la communauté internationale ne fait pas front commun face aux activités de l’Iran, disant sa préférence pour une solution politique plutôt que militaire.

Dans un entretien accordé à l’émission « 60 Minutes » diffusé dimanche sur la chaîne américaine CBS, Mohamed ben Salman a déclaré être d’accord avec les propos du secrétaire d’État américain Mike Pompeo selon lequel les attaques contre des infrastructures pétrolières saoudiennes le 14 septembre sont des actes de guerre perpétrés par l’Iran.

Risque d’envolée des prix du pétrole

Londres, Paris et Berlin ont accusé l’Iran d’être responsable de ces attaques. Téhéran a démenti toute implication alors que les miliciens yéménites Houthis, qui lui sont alliés, ont revendiqué les raids.

« Si le monde ne prend pas une mesure forte pour dissuader l’Iran, nous assisterons à une nouvelle escalade qui menacera les intérêts mondiaux », a dit Mohamed ben Salman au cours de cette interview enregistrée jeudi dernier en Arabie saoudite.

« Nos livraisons de brut seront perturbées et les prix atteindront des niveaux incroyablement élevés » et inédits, a-t-il ajouté.

Pour une sortie de crise pacifique

Le prince héritier a indiqué sa préférence pour une sortie de crise pacifique, estimant qu’une guerre entre les deux grands rivaux régionaux provoquerait la chute de l’économie mondiale.

Il a prôné une rencontre entre le président américain Donald Trump, allié de Ryad, et son homologue iranien Hassan Rohani afin de conclure un nouvel accord encadrant les activités nucléaires de l’Iran et son influence au Moyen-Orient.

« MbS » assume la responsabilité du meurtre de Khashoggi

Mohamed ben Salman, dit « MbS », a par ailleurs nié avoir commandité l’assassinat du journaliste et opposant saoudien Jamal Khashoggi le 2 octobre 2018 au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul.

Lire aussi : Meurtre de Khashoggi: pour la première fois, Mohamed ben Salman dit assumer

« Absolument pas », a répondu le prince héritier lorsqu’il lui a été demandé s’il avait ordonné ce meurtre, tout en disant en assumer la responsabilité « puisqu’il a été commis par des individus travaillant pour le gouvernement saoudien ».

« Ce fut une erreur. Et nous devons prendre toutes les mesures pour éviter des faits similaires à l’avenir », a déclaré « MbS ».


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