
En visite en Algérie fin janvier, Ségolène Royal a pu rencontrer le journaliste Christophe Gleizes. De retour en France, elle s’est exprimée sur son déplacement, évoquant notamment la situation du journaliste condamné à 7 ans de prison pour “apologie du terrorisme”.
La présidente de l’association France-Algérie (AFA) est arrivée en Algérie lundi 27 janvier. Jeudi, elle a été reçue par le ministre de la Justice Lotfi Boudjemaâ auquel elle a demandé de l’autoriser à aller voir le journaliste dans son lieu de détention.
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“Monsieur le ministre m’a donné son accord. Donc je vais rendre visite à Christophe Gleizes demain matin dans son lieu d’incarcération”, a-t-elle déclaré à la télévision algérienne. Elle a ensuite annoncé qu’elle a obtenu le transfert du journaliste de la prison de Tizi-Ouzou vers celle de Koléa, près d’Alger.
Ce mardi, elle a révélé sur les réseaux sociaux ce que lui a dit Gleizes à propos de l’instrumentalisation de sa situation par certaines parties en France.
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“Comme me l’ont confirmé sa famille et lui-même, Christophe Gleizes n’a jamais donné son consentement, sur l’utilisation de son nom dans cette stratégie. C’est préjudiciable”, a écrit Ségolène Royal sur X.
“Il ne veut pas être utilisé politiquement, car c’est contraire à l’esprit de la demande de grâce, qui ne peut intervenir que librement, dans le cadre du respect d’une décision de justice, que Christophe Gleizes n’a pas contestée”, a-t-elle ajouté.
Christophe Gleizes : “Je souffre d’avoir créé des problèmes”
Mme Royal a révélé ce que lui a dit Christophe Gleizes : “Je souffre d’avoir créé des problèmes. Je n’aime pas être au centre de l’attention.”
“Donc, respectons cela et travaillons à la réconciliation dans l’intérêt de nos deux peuples sans l’instrumentaliser”, a conclu la présidente de l’AFA.
Dans le même tweet, la candidate socialiste aux présidentielles de 2007 a apporté des précisions sur ce qu’elle a dit à propos de l’attitude du ministre de l’Intérieur Laurent Nunez.
“Ce n’est pas Laurent Nunez, que j’apprécie, que j’ai critiqué. C’est le fait de rester sur une ancienne posture et de poser des conditions, alors qu’il faut parler d’égal à égal entre États souverains pour trouver des solutions”, écrit-elle.
L’ancienne ministre rappelle que c’est la France qui est en demande, “à juste titre”, de renouer les partenariats pour lutter contre le terrorisme.
S’agissant des OQTF, elle préconise de mettre en place des procédures efficaces notamment la vérification de la nationalité, à la suite de la demande algérienne de retour de ses ressortissants sans papiers. “C’est l’objectif de la visite de travail ministérielle proposée. Je suis sûre qu’elle débouchera sur des décisions concrètes”, assure-t-elle.