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Semences : l’Algérie veut mettre fin aux importations

En visite à Blida, le ministre de l’Agriculture Yacine Oualid a dévoilé les six grands axes de la réforme du secteur de l’agriculture.

Semences : l’Algérie veut mettre fin aux importations
L’Algérie se prépare à interdire l’importation des semences. / Par oticki / Adobe Stock
Ali Idir
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L’Algérie veut produire ses propres semences. Si le pays est autosuffisant en fruits et légumes depuis des années, il reste dépendant en partie aux importations en matière de semences.

Mais la donne devrait changer. En visite jeudi à Blida, le ministre de l’Agriculture, du développement rural et de la Pêche, Yacine Oualid, a levé le voile sur les ambitions de l’Algérie dans ce domaine stratégique.

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 « Un programme ambitieux a été élaboré en vue de réduire progressivement l’importation des semences et des plants, notamment concernant les cultures maraîchères », a déclaré le ministre à la presse, selon le compte-rendu de l’agence APS. La démarche vise à réduire « progressivement » l’importation des semences et des plants, afin de « garantir la sécurité alimentaire et de réduire la facture des importations ».

Pour y arriver, Yacine Oualid mise sur « l’intégration des technologies modernes dans l’agriculture, notamment pour la production locale de semences et de plants », qui constitue un « axe prioritaire de son département, avec une orientation à l’exportation », selon la même source.

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Yacine Oualid dévoile les six grands axes de son plan d’action

Preuve de l’intérêt qu’il accorde à ce programme, le ministre a entamé sa visite à Blida par la société algéro-italienne Vitroplant Algérie qui est « considérée parmi les plus avancées dans le domaine de la production d’arbres fruitiers grâce aux techniques de culture tissulaire », a indiqué Yacine Oualid sur sa page Facebook.

Vitroplant Algérie dispose d’une « capacité de production annuelle de 25 millions de plants, avec la production de semences de pomme de terre de base (G0) et des perspectives de développement d’autres générations (G1, G2, SE), ainsi qu’une orientation vers l’exportation », a-t-il ajouté.

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En 2022, Aïmene Benabderrahmane, alors premier ministre, a annoncé l’arrêt des importations de semences à partir de 2023, et a indiqué que les importations algériennes de produits agricoles s’élevaient à 11,5 milliards de dollars.

Yacine Oualid a ensuite rencontré les agriculteurs et a détaillé le programme de son département pour 2026 et 2027 qui s’articule autour de six grands axes. Il s’agit de la mise en place d’un système d’information national unifié pour le secteur agricole, de l’élaboration d’une nouvelle loi sur le foncier agricole, de la révision de la politique de soutien, du développement d’aliments alternatifs et réduction du coût de production des viandes rouges, de la production locale de semences hybrides et de la modernisation des coopératives et mécanisation

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