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Sonatrach : du nouveau dans l’affaire de la raffinerie Augusta

En visite ce mercredi à Hassi R’mel, le Premier ministre Abdelaziz Djerad a fait état de nouveaux développements dans l’affaire de la raffinerie Augusta, qui a été acquise par Sonatrach en 2018.

Sonatrach : du nouveau dans l’affaire de la raffinerie Augusta
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Chabi Ouardia
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Nouveau rebondissement dans l’affaire de l’acquisition par Sonatrach d’une raffinerie en Sicile (Italie). Le Premier ministre Abdelaziz Djerad s’est exprimé ce mercredi 24 février à Hassi R’mel (Laghouat) sur la question et a fait part des développements judiciaires de l’affaire. Des développements importants.

La raffinerie Augusta a été acquise en décembre 2018 par le groupe pétrolier algérien auprès du géant américain ExxonMobil pour près d’un milliard de dollars.

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C’était la première grande acquisition de Sonatrach en Europe et l’étranger. Il s’agit d’un complexe de raffinage intégré, connecté aux principaux axes maritimes mondiaux à travers la mer Méditerranée, et qui peut produire une large gamme de produits en aval, notamment de l’essence, distillats, mazouts, lubrifiants, asphaltes et produits chimiques.

Mais le prix de son rachat par la compagnie pétrolière nationale, jugé élevé, mais aussi l’état de ses installations ainsi que les clauses du contrat, avaient suscité une vive polémique.

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Beaucoup s’étaient interrogés quant à la fiabilité d’un tel investissement. En février 2020, Sonatrach avait dû contracter un prêt de 250 millions de dollars pour les besoins de maintenance et d’approvisionnement en pétrole de la raffinerie.

Augusta ne peut pas raffiner le pétrole algérien

En juillet dernier, des informations de presse avaient fait état de l’ouverture d’une enquête judiciaire, des informations confirmées fin août par Abdelmadjid Attar, alors ministre de l’Énergie. « Quand on m’a informé du projet, on m’a dit que c’était une bonne affaire, ça va réduire nos importations, on va pouvoir traiter le brut algérien. J’ai dit que c’est une bonne affaire. Mais finalement, le dossier est tout à fait autre », avait déclaré M. Attar au Soir d’Algérie.

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« Il s’est avéré qu’Augusta ne pouvait pas raffiner de pétrole algérien, mais du brut saoudien et azerbaïdjanais », a dénoncé M. Attar dans un entretien à Sputniknews publié en janvier, confirmant qu’il « y a eu préjudice vis-à-vis de l’Algérie ».

Ce mercredi, le Premier ministre, qui se trouvait à Hassi R’mel (Laghouat) pour l’anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures, a révélé qu’un mandat d’arrêt international a été émis par le pôle pénal économique et financier contre le principal accusé.

Abdelaziz Djerad n’a pas dévoilé l’identité de la personne objet d’un mandat d’arrêt et n’a pas précisé s’il s’agit ou pas d’un ancien responsable de Sonatrach. Pour rappel, la plus grande entreprise d’Algérie était dirigée à l’époque par Abdelmoumène Ould Kaddour (mars 2017-avril 2019).

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