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Dialogue et médiation : Taleb Ibrahimi pose ses conditions

Dialogue et médiation : Taleb Ibrahimi pose ses conditions

Ahmed Taleb Ibrahimin a réagi, ce mardi 23 juillet, à la publication de la liste des personnalités nationale susceptibles de mener le dialogue pour une sortie de crise. Dans une déclaration envoyée à la presse dont TSA, l’ancien diplomate, dont le nom figure sur la liste des personnalités proposées, remercie le Forum civil pour le changement d’avoir inclus son nom sur cette liste.

« Mon nom a figuré – sans avoir été consulté – sur la liste des noms proposés pour mettre en place une commission qui sera chargée de lancer et organiser le dialogue national en vue de sortir le pays de la situation d’impasse politique dans laquelle il se débat depuis l’annulation du 5e mandat. Etant de retour de l’étranger après une courte visite, et en remerciant toute personne qui m’a témoigné sa confiance, je considère que c’est là une reconnaissance explicite de la position à laquelle je n’ai jamais dérogé, et ce depuis que j’ai appelé au dialogue et à la concorde civile pour éviter au pays le drame des années 1990, une position à laquelle je tiens toujours », a écrit Taleb Ibrahimi.

Pour l’ancien ministre, toute approche sérieuse « qui doit être mise en œuvre afin d’écourter le chemin vers la paix et pour se débarrasser définitivement des pratiques de la corruption et de la dictature, doit d’abord reconnaître l’existence d’une crise de confiance profonde entre le peuple et ses gouvernants, laquelle (crise de confiance) a débouché sur la rupture du 22 février dernier ».

Une rupture qui, souligne M. Ibrahimi, « a fait naître une conscience chez les jeunes qui n’acceptent plus les solutions de replâtrage et les demi-solutions ». « Partant de cette vérité, le souhait du pouvoir de lancer un dialogue doit émaner d’une volonté politique véritable qui dépasse les considérations conjonctures et instantanées ».

Une volonté politique « qui prenne en compte les revendications des forces politiques et sociales qui appellent à prendre des mesures concrètes pour apaiser la situation et pour rassurer », écrit-il.

L’ancien diplomate estime que la commission de dialogue devant être mise en place « n’a aucune utilité dans le moment présent sauf si elle jouit d’une totale indépendance dans sa gestion, et qu’elle est libre et souveraine dans ses décisions et cela afin qu’elle aide à bâtir un consensus national autour de la meilleure formule à même de concrétiser les revendications du Hirak populaire pour le changement radical (…) ».

L’ancien candidat aux élections de 1999 conclut son communiqué en réitérant à nouveau son soutien au Hirak populaire et appelle ses composants à poursuivre sur la même lancée et dans la voie pacifique, « avec plus de vigilance et ce afin de sauvegarder son principal acquis en l’occurrence l’unité des rangs jusqu’à la réalisation des objectifs légitimes ».

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