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Tebboune accuse les Émirats d’ingérence électorale en Algérie

Le président Tebboune a accusé les Émirats arabes unis de tentatives d'ingérence dans les élections en Algérie et défie Abou Dhabi sur les menaces d’arbitrage.

Tebboune accuse les Émirats d’ingérence électorale en Algérie
Tebboune a laissé entendre que les Émirats menacent de recourir à l'arbitrage international à propos de leurs investissements en Algérie / Par Aleksandr Atkishkin | Dreamstime.com pour TSA
Riyad Hamadi
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Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a de nouveau tenu des propos très fermes vis-à-vis des Émirats arabes unis. Dans une entrevue avec des médias algériens diffusée samedi soir par la Télévision et la radio algériennes, le chef de l’État a fustigé les ingérences de ce pays du Golfe, sans le citer nommément.

Cette nouvelle montée au créneau présidentielle survient le jour même où l’Algérie a décrété sa première réaction concrète aux agissements d‘Abou Dhabi en dénonçant une convention aérienne liant les deux pays depuis 2013, ouvrant la voie à l’arrêt des vols entre les deux pays.

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Le président était interrogé sur les relations avec trois pays arabes, l’Arabie Saoudite, l’Égypte et le Qatar.

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« Ce sont des relations plus que fraternelles », a-t-il répondu. Le président Tebboune a exprimé les liens de l’Algérie avec plusieurs pays de la région avec des mots très forts : « Ce qui touche l’Arabie Saoudite nous touche », « nous avons d’excellentes relations avec la famille Al Jabir (du Koweït). Ce sont des gens de parole », avec le Qatar, « vous voyez où nous sommes arrivés ensemble ». Pour l’Égypte, il a rappelé que les deux pays partagent « 70 ans d’histoire ».

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L’exception, c’est les Émirats, que le président, comme d’habitude, s’est gardé de citer nommément. « Il reste un État, pour ne pas dire un mini-État, qui gesticule », a regretté le chef de l’État, fustigeant les multiples ingérences de ce pays dans les affaires intérieures de l’Algérie.

Il a pour la première fois dévoilé qu’Abou Dhabi a tenté de s’ingérer dans des élections en Algérie. « Ils s’immiscent dans nos élections, dans la première puis la deuxième élection. Ils se sont mêlés de telle et telle autre affaire », a-t-il dénoncé.

Tebboune à propos des Émirats : « Ils menacent de nous appauvrir avec l’arbitrage international »

Une première aussi, Tebboune a laissé entendre que les Émirats menacent de recourir à l’arbitrage international à propos de leurs investissements en Algérie.

« Ils menacent de nous appauvrir rien qu’avec l’arbitrage international. Qu’ils aillent à l’arbitrage ! », a-t-il lancé, avant de conclure sur cette mise en garde. « Ne nous laissez pas regretter le jour où nous vous avons connus. »

Quelques heures avant la diffusion de l’entrevue présidentielle, l’agence de presse officielle APS a rapporté que l’Algérie a engagé la procédure de dénonciation de la convention relative aux services aériens signée avec les Émirats arabes unis en mai 2013 et ratifiée par décret présidentiel en décembre 2014.

La convention prévoit que les deux pays s’accordent mutuellement des « droits spécifiques » en matière de navigation aérienne et des exonérations réciproques pour leurs compagnies aériennes.

Le président Tebboune a fustigé à plusieurs reprises ces derniers mois les agissements des Émirats, dénonçant les ingérences de ce pays dans les affaires intérieures de l’Algérie et son action déstabilisatrice dans de nombreux pays de la région. « Partout où il y a des conflits, l’argent de cet État est présent, au Mali, en Libye, au Soudan », a-t-il notamment dénoncé en mars 2024.

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