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Transition politique : le RCD répond indirectement à Tebboune

Transition politique : le RCD répond indirectement à Tebboune

Le RCD a réitéré ce samedi son appel à une « période de transition », une réponse indirecte au président Abdelmadjid Tebboune qui a critiqué mercredi les partisans de cette option.

« Seul un compromis démocratique pour conduire une période de transition dont la finalité est l’expression du peuple souverain, rassemblera les Algériennes et les Algériens pour tourner la page de l’autoritarisme et prendre le chemin du progrès dans la garantie de l’égalité en droits et l’alternance par la seule voie des urnes », a estimé le RCD dans un communiqué diffusé ce samedi sur la page Facebook de son président, Mohcine Belabbes.

Mercredi, le président de la République Abdelmadjid Tebboune a estimé que « les partisans d’une période de transition et les comploteurs d’autres rives ont tort puisque le train est déjà en marche et ne reviendra pas en arrière ».

« Le peuple algérien a appris, de par ses expériences et son sens inné, comment distinguer entre l’intègre parmi ses enfants et celui qui complote contre lui« , a ajouté le président de la République dans son discours à l’ouverture de la rencontre Gouvernement-walis. « Nous sommes tous à ses services pour concrétiser ses revendications légitimes du 22 février 2019″, a-t-il dit.

Depuis l’éclatement du hirak le 22 février 2019, le RCD n’a pas cessé d’appeler à une période de transition, seule solution selon lui à la crise politique que connaît l’Algérie.

Outre son nouvel appel à une période de transition, le RCD a dénoncé la stratégie du pouvoir visant à « protéger le régime contre la volonté du peuple mobilisé pour mettre fin au système politique qui l’opprime ».

« La façade civile issue du coup de force du 12 décembre 2019 n’a qu’une seule feuille de route qui consiste à protéger le régime contre la volonté du peuple mobilisé pour mettre fin au système politique qui l’opprime », dénonce le RCD.

« L’impasse programmée, en vérité déjà consommée, de cette politique risque de mener le pays vers l’irrémédiable, et, seule la poursuite de la révolution de Février sous toutes les formes de protestations pacifiques peut sauver notre pays du chaos qui le guette », estime le parti, détaillant l’échec de la stratégie du pouvoir.

« Qui peut croire, en effet, que le maintien en prison et la poursuite d’arrestations de citoyens dont le seul tort est d’exercer leurs droits constitutionnels par l’écrit ou la parole peut participer à la recherche d’une issue positive à la crise multidimensionnelle que vit le pays ? », s’interroge le RCD. « Qui peut croire que Khaled Drareni, en couvrant les actions du hirak et les activités de l’opposition démocratique prenait part à une opération ‘’d’atteinte à l’intégrité du territoire national et incitation à attroupement non armé’’ ? », dénonce le parti.

« Qui peut croire que les règlements de comptes entre factions du système par la mainmise sur l’appareil judiciaire, qui plongent des cadres et des opérateurs économiques dans la peur de l’arbitraire et la tétanisation, peut être l’œuvre d’un pouvoir soucieux de relancer la machine économique et résoudre l’immense problème du chômage qui menace la stabilité même du pays ? », s’interroge encore le parti, se demandant « qui peut croire enfin que la recompilation de la Constitution peut ouvrir une ère de droits alors que l’actuelle est piétinée tous les jours notamment dans les tribunaux de la République ? ».

« En vérité personne, à commencer par les acteurs de cette cabale contre la Nation », tranche le RCD. « Sauf à aggraver la crise de légitimité et de défiance vis-à-vis des institutions, le RCD estime qu’il ne sert à rien de se défausser, à répétition, sur des complots internes et externes pour justifier l’échec et la chasse aux sorcières contre les journalistes, les activistes du hirak, les partis politiques, les syndicalistes, les élus et les opérateurs économiques qui ne rentrent pas dans les calculs d’un autoritarisme, de surcroît dénué de toute culture d’État », soutient le parti.

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