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VIDÉO. Saturation des services anti-Covid en Algérie : comment y remédier ?

VIDÉO. Saturation des services anti-Covid en Algérie : comment y remédier ?

L’Algérie fait face à une flambée du Covid-19 depuis fin juin, ce qui a engendré une saturation au niveau des services dédiés à la prise en charge des malades infectés dans certains hôpitaux.

Le professeur Arezki Isoulah chef du service des urgences médico-chirurgicales du CHU Mustapha, fait état de la saturation des lits au service de réanimation.

« Les 20 lits existants sont tous occupés. Ce matin, nous avons enregistré un décès et déjà quelqu’un va prendre sa place », affirme-t-il dans une déclaration à TSA, ce dimanche.

Pour remédier à la saturation des lits d’hospitalisation, Pr Isoulah recommande de ne pas hospitaliser les personnes qui ne présentent pas de complications. « Pour les cas qui ne sont pas graves, on peut ouvrir certains hôtels ou certains centres de vacances pour leur prise en charge. Pour ma part, j’estime que l’hôpital est fait pour les malades graves », affirme-t-il catégorique.

Le chef du service des urgences médico-chirurgicales du CHU Mustapha revient sur la recrudescence des contaminations au Covid-19. « Nous remarquons une nette augmentation de la propagation du virus puisque nous dépassons les 400 contaminations (par jour). Heureusement pour nous, le nombre de décès reste toujours le même, ce qui fait que le rapport du nombre de décès porté au nombre de contaminés descend, mais cela ne veut pas dire que nous sommes sur la bonne voie », prévient le spécialiste.

Selon lui, il faut diminuer le nombre des contaminations en adoptant les mesures de prévention que sont le port du masque obligatoire pour tous, et le port par les personnels soignants des masques FFP2 qui en manquent justement. « Il n’y a que la population qui peut faire diminuer les contaminations en respectant les règles sanitaires. En portant votre masque, vous pouvez sauver des vies », exhorte-t-il.

Les mesures prises par les autorités pour lutter contre l’épidémie sont « bonnes parce qu’elles sont prises par des experts », estime Pr Isoulah.

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