
L’Algérie et la Belgique ont signé mardi deux nouveaux accords dans le domaine des visas et de la mobilité, a annoncé le ministre des Affaires étrangères Ahmed lors de sa visite à Bruxelles.
« Outre les accords conclus récemment dans les domaines des transports et de la santé, nous avons signé aujourd’hui deux nouveaux accords : le premier portant suppression des visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service, et le second visant à encadrer la coopération en matière de mobilité des personnes entre nos deux pays », a déclaré le chef de la diplomatie algérienne.
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Ahmed Attaf, qui s’est exprimé en présence de son homologue belge Maxime Prévot et de la ministre belge de l’Asile et la Migration Anneleen Van Bossuyt, a rappelé que l’Algérie et la Belgique ont « lancé ensemble un important chantier, celui de la consolidation de l’arsenal juridique de notre coopération bilatérale ».
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L’accord sur l’exemption des visas survient quelques mois après la décision d’Alger de dénoncer une entente similaire avec la France en août dernier en pleine crise diplomatique entre les deux pays.
Sur le nouvel accord visant à « encadrer la coopération en matière de mobilité des personnes entre l’Algérie et la Belgique, Ahmed Attaf n’a pas donné de précisions. Selon la ministre Anneleen Van Bossuyt, un accord a été signé entre Alger et Bruxelles sur la réadmission des ressortissants algériens en situation irrégulière en Belgique.
« Cet accord de réadmission nous permet de renforcer la lutte contre l’illégalité, d’alléger la pression sur nos prisons et de rendre notre société également plus sûre », a-t-elle déclaré.
Elle ajouté que la « réussite d’une politique migratoire crédible et cohérente dépend d’un retour effectif des personnes n’ayant pas le droit de séjourner en Belgique ».
Cet accord qualifié « d’historique » par Anneleen Van Bossuyt doit être approuvé par le Parlement belge. Il prévoit « la possibilité de transférer plusieurs personnes par vol et de recourir à des vols directs ou indirects ».