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Xavier Driencourt se dit impressionné par le dynamisme des entreprises algériennes

Xavier Driencourt se dit impressionné par le dynamisme des entreprises algériennes

Le marché algérien « n’est pas simple à appréhender », affirme Xavier Driencourt, ambassadeur de France en Algérie, dans un entretien publié dans le dernier numéro de la revue Partenaires.

« Soyons honnête, le marché algérien n’est pas simple à appréhender, il faut se donner du temps, se rendre sur place, rencontrer ses partenaires commerciaux ou futurs co-investisseurs. Les liens humains sont importants et souvent déterminants dans la réussite d’une relation d’affaires en Algérie », explique M. Driencourt dans un entretien à Partenaires, la revue de la Chambre de commerce et d’industrie algéro-française (CCIAF).

Encourageant les investisseurs français à se rendre en Algérie, M. Driencourt affirme que « de nombreux acteurs institutionnels ou privés sont là pour accompagner les premiers pas des entreprises françaises sur le marché algérien ».

« De mes différents contacts avec le monde de l’entreprise, je comprends que le marché algérien possède, à l’échelle régionale, un potentiel inégalé dans de nombreux secteurs qui restent à développer, je pense au tourisme, mais également à l’agriculture et puis évidemment aux énergies renouvelables et au numérique », ajoute-t-il.

À propos justement du numérique, l’ambassadeur estime qu’en Algérie, « il y a beaucoup de talents dans ce domaine, des jeunes pousses innovantes et dynamiques qui ont besoin d’être accompagnées ».

Il rappelle à ce titre que Xavier Niel, qui accompagnait le président Macron lors de sa dernière visite en Algérie, a proposé aux autorités algériennes de développer sur le modèle de l’École 42 à Paris, une école de formation aux métiers du digital à Alger.

Concernant les outils à mettre en place pour sensibiliser les entreprises françaises à venir investir en Algérie, M. Driencourt évoque la proposition faite par le président Macron aux autorités algériennes concernant la mise en place d’un fonds franco-algérien de soutien aux PME. « Nous ferons des propositions très rapidement à la partie algérienne pour amorcer le dialogue sur ce sujet », révèle-t-il.

En outre, M. Driencourt ne manque pas d’éloges sur les entreprises algériennes pleines de « dynamisme » et d’ « esprit d’initiative ».

« Il y a bien sûr ces grands groupes très diversifiés comme Cevital ou Condor, qui ont une base industrielle impressionnante et qui participent au rayonnement de l’Algérie hors de ses frontières. Et puis, il y a ce tissu très dense de PME et de TPE  souvent familiales sur tout le territoire. Je suis souvent frappé lorsque je rencontre ces entreprises à Alger ou en déplacement dans les différentes wilayas du pays, du dynamisme et de l’esprit d’initiative de ces entrepreneurs qui se développent, innovent et sont de plus en plus ouverts sur le monde ».

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