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SNC-Lavalin soupçonnée d’avoir versé des pots-de-vin en Algérie

La firme québécoise SNC-Lavalin aurait également fait un paiement douteux de 7,5 M$ à destination de l’Algérie, affirme Le Journal de Montréal dans son édition de ce samedi. Cette somme…

SNC-Lavalin soupçonnée d’avoir versé des pots-de-vin en Algérie
Dalil Bouras
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La firme québécoise SNC-Lavalin aurait également fait un paiement douteux de 7,5 M$ à destination de l’Algérie, affirme Le Journal de Montréal dans son édition de ce samedi.

Cette somme a été versée dans un compte dans un paradis fiscal, en l’occurrence le Panama, au profit de Sami Bebawi, ex vice-président de SNC-Lavalin reconnu dimanche coupable de cinq chefs de fraude et de corruption.

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S’appuyant sur des documents présentés lors du procès, le journal rapporte que la somme versée servait à rémunérer secrètement deux cadres, Sami Bebawi et Raymond Fortin. Mais la date du versement n’a pas été précisée.

« C’était une rémunération exceptionnelle versée par SNC-Lavalin à un de ses directeurs », a expliqué le banquier Hervé Siegrist, lors d’un interrogatoire mené par les autorités suisses en 2012 qui a été divulgué au procès de Bebawi, rapporte la même source. Autre révélation : la manière dont ont circulé les 7,5 millions de dollars aurait été imaginée par un fiscaliste canadien du nom de Constantine Kyres.

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Pour le journal, le témoignage du banquier suisse soulève plusieurs questions sur les activités de SNC-Lavalin en Algérie. En effet, ce banquier révèle que Sami Bebawi lui aurait présenté Farid Bedjaoui condamné en Italie pour avoir servi d’intermédiaire entre Saipem et Sontrach pour l’obtention de marchés en Algérie en échange de pots-de vins.

« Siegrist a expliqué aux enquêteurs suisses qu’éventuellement, Bebawi et Bedjaoui se seraient querellés pour un « retour d’ascenseur » en Chine qui n’est jamais venu », note le journal qui ajoute que la thèse de la corruption en Algérie est également appuyée par le témoignage de l’ancien cadre de SNC, Riadh Ben Aïssa, au procès de Bebawi.

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« Ben Aïssa a affirmé que Sami Bebawi l’aurait convoqué au Caire, en Égypte, à la fin des années 1990. Il lui aurait alors dit vouloir instaurer en Libye un système similaire à celui déjà existant en Algérie pour SNC-Lavalin. Ce système était basé sur le versement de bonus secrets pour les cadres, selon Ben Aïssa. Les pots-de-vin ont commencé à être versés en Libye peu de temps après cette rencontre », rapporte le journal.

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