
L’Algérie accélère les préparatifs pour l’entrée en vigueur de l’apostille numérique qui simplifie la légalisation des documents pour l’étranger.
Dans ce cadre, une session se formation a été tenue ce jeudi au ministère des Affaires étrangères.
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Le ministère des Affaires étrangères, représenté par Sofiane Chaïb, a annoncé la mise en place du système de l’apostille, un mode de légalisation des documents publics pour un usage à l’étranger, dès le 9 juillet prochain.
Le projet a été mis en œuvre avec la collaboration du ministère de la Numérisation.
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Ce dispositif cible en particulier la communauté algérienne établie à l’étranger.
Sofiane Chaïb, secrétaire d’État chargé de la Communauté nationale à l’étranger a affirmé que « la simplification et la modernisation des procédures administratives et consulaires sont au cœur des priorités du ministère ».
Une réforme qui devrait faciliter les démarches des Algériens de la diaspora, souvent confrontés à la lourdeur des procédures de légalisation des documents administratifs.
Adhésion à la Convention de La Haye
L’Algérie rejoint ainsi les 129 pays membres de la Convention de La Haye de 1961, dont fait partie notamment la France, la Belgique, l’Italie et l’Espagne, mais aussi le Canada, les États-Unis.
En rejoignant le système de l’apostille, l’Algérie facilite donc les démarches de sa communauté établie à l’étranger, qui n’aura plus à se déplacer physiquement légaliser un document important.
Cette mesure vise, dans un premier temps, à faciliter les démarches de la communauté algérienne établie à l’étranger, mais pas uniquement.
L’adhésion à l’apostille permet également de réduire l’affluence sur les administrations centrales et les consulats algériens.
La mise en œuvre officielle de ce projet est prévue pour le 8 juillet 2026, en Algérie comme à l’étranger.
Ce projet sera opérationnalisé grâce à une plateforme développée par le ministère de la Numérisation. Les documents électroniques seront sécurisés et encadrés avec la Banque d’Algérie.
Cette nouvelle initiative permettra également « d’améliorer le climat des affaires et l’attractivité économique de l’Algérie », assure Sofiane Chaïb.
« Ces données constitueront un outil stratégique pour mieux comprendre les mobilités administratives et améliorer les politiques publiques destinées à la diaspora », a-t-il dit.
Sofiane Chaib a tenu à « souligner la contribution de la Banque d’Algérie dans l’adoption d’un modèle d’apostille bilingue arabe-anglais, ainsi que son expertise technique dans la conception d’un imprimé sécurisé, infalsifiable et conforme aux standards internationaux. »
Une plateforme numérique nationale
De son côté, Meriem Benmouloud, ministre de la Numérisation et des Statistiques, a présenté la nouvelle plateforme permettant la mise en place de l’apostille en Algérie.
Elle a expliqué que cette plateforme permettra « la délivrance et la vérification des apostilles, garantissant la dématérialisation des différentes étapes de la procédure ». A cela s’ajoutent, a-t-elle egrené, la « rapidité de traitement, la facilité d’accès au service, ainsi que le renforcement de la transparence et de la sécurité juridique dans les transactions transfrontalières ».
Pour la première fois en Algérie, des documents officiels pourront être légalisés via une plateforme numérique, notamment grâce au numéro d’identification national du demandeur et à l’accès à l’ensemble des documents délivrés via cette plateforme, a indiqué la ministre.
Les pays membres de la Convention de l’apostille pourront ainsi « vérifier immédiatement et de manière sécurisée l’authenticité des certificats et documents associés, renforçant la confiance dans les documents nationaux et facilitant leur circulation et leur utilisation à l’international ».
Une administration plus moderne et connectée
Avec cette réforme, l’Algérie passe à une nouvelle étape dans la modernisation et la digitalisation de son administration.
Au-delà de la simplification des démarches, l’apostille numérique vise aussi à améliorer le service public et à renforcer les liens avec la diaspora.
Comme le souligne Sofiane Chaïb, ces données « constitueront un outil stratégique pour mieux comprendre les mobilités administratives et améliorer les politiques publiques destinées à la diaspora ».
Une avancée qui va vers une administration plus rapide, plus simple et plus proche des citoyens, en Algérie comme à l’étranger.