
Après deux jours de hausse, les cours du pétrole ont terminé ce mercredi en baisse, affectés notamment par la recrudescence des tensions entre les États-Unis et la Chine.
À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord, référence pour le pétrole algérien, a fini sous les 35 dollars, à 34,74 dollars, en baisse de 4%, par rapport à la clôture de mardi. Le pétrole américain WTI a suivi le même chemin, avec une baisse de 4,5% pour finir à 32,81 dollars.
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Ce repli s’explique par la dégradation des relations entre les États-Unis et la Chine autour de Hong Kong, qui a « apporté un élément négatif » pour les prix du pétrole, a expliqué Fiona Cincotta, analyste pour City Index, cité par l’agence AFP.
Ce mercredi, le chef du Département d’État américain Mike Pompeo a estimé que Hong Kong ne bénéficiaient plus de l’autonomie promise par la Chine, et du coup, il n’est pas éligible aux privilèges commerciaux que lui accordent les États-Unis.
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Today, I reported to Congress that Hong Kong is no longer autonomous from China, given facts on the ground. The United States stands with the people of Hong Kong.
— Secretary Pompeo (@SecPompeo) May 27, 2020
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Cette réaction est considérée comme la première riposte de Washington à la législation sur la sécurité nationale pour l’ancienne colonie britannique que le Parlement chinois s’apprête à voter
Les prix du pétrole ont été aussi impactés « après des commentaires de la Russie sur l’accord OPEP+, suggérant que le pays a l’intention de faire remonter sa production à partir de juillet », souligne Robbie Fraser de Schneider Electric.