
Le président de la République Abdelmadjid Tebboune s’est de nouveau exprimé sur l’affaire du journaliste incarcéré Khaled Drareni, en affirmant que la liberté de la presse était « garantie » en Algérie.
Pour le président algérien, Khaled Drareni est « impliquée dans une affaire n’ayant aucune relation avec la presse ». Il a indiqué qu’il n’existe aucun document prouvant sa relation avec la chaîne de télévision qu’il prétend travailler avec. Il a rappelé les déclarations du ministère de la Communication sur cette affaire. Le 13 août, son département avait déclaré que Khaled Drareni « n’a jamais été détenteur de la carte de presse professionnelle prévue par l’article76 de la loi organique 12-05 relative à l’information du 12 janvier 2012. »
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Début mai, alors que Drareni n’était pas encore jugé, le président Tebboune avait traité le journaliste de « khabardji » (informateur). Il a cité le cas d’ « un journaliste qui a été interrogé, pour ensuite aller dans une ambassade pour leur donner un point sur la situation ».
« Il a donné les noms des personnes qui l’ont interrogé. Vous n’êtes pas loin de l’informateur. C’est de notre droit de défendre notre souveraineté », avait déclaré Tebboune.
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Outre l’affaire Drareni, le président de la République a répondu aux critiques sur la détérioration de la liberté d’expression en Algérie. Il a affirmé que celle-ci était « garantie » et qu’aucune restriction n’y est imposée, mais qu’il y a des « limites ».
« J’ai déjà évoqué le sujet de la liberté d’expression en Algérie et je me suis interrogé s’il existait un pays, de par le monde, à l’image de l’Algérie qui compte 180 quotidiens et près de 8.500 journalistes, outre le soutien de l’Etat au papier d’impression et la publicité dont bénéficient ces journaux pour se retrouver, à la fin, avec des articles truffés d’injures et d’atteintes à la sécurité publique », a-t-il soutenu.
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Pour Tebboune, la liberté d’expression est consacrée « mais s’il existe une restriction, elle est imposée aux injures ». « Aucune personne n’est incarcérée (en Algérie) pour un article qu’elle a rédigé », a assuré le président de la République. « Nous interdisons les injures et les atteintes aux affaires relevant de la sécurité de l’Etat », a-t-il insisté.
Le président Tebboune a également évoqué les rapports des ONG de défense des droits de l’homme et de la liberté de la presse sur l’Algérie, en affirmant qu’ils « n’impactent pas notre politique ». Pour lui, le changement en Algérie « ne plait pas à ces organisations qui ne veulent pas de démocratie pour le peuple algérien et le considèrent comme un peuple de seconde zone ».
Poursuivant, M. Tebboune a affirmé que l’Algérie était « ciblée » par des parties qui « tentent de saper sa stabilité ». « Les Etats ne nous attaquent pas frontalement mais chargent des organisations non gouvernementales de cette mission », a-t-il encore expliqué.
Tout en affichant son « respect » pour Amnesty International qu’il juge « crédible », il a renouvelé ses attaques contre Reporters sans frontières (RSF), en rappelant que cette ONG avait été dirigée par le « fils de colon » et qui tente à chaque fois de donner des leçons aux Algériens.