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Arabisation des enseignes : Me Aït Larbi fustige le ministre Rezig

Me Mokrane Ait Larbi fustige le ministre du Commerce Kamel Rezig au sujet de l’arabisation des enseignes des commerces. Il lui reproche son « incapacité à agir », et dit ce qui est attendu de lui.

Arabisation des enseignes : Me Aït Larbi fustige le ministre Rezig
Lynda Hanna
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Le ministre du Commerce a récemment annoncé la prochaine adaptation des textes en vigueur pour interdire les inscriptions en langue française sur les devantures des locaux commerciaux en Algérie.

Une annonce qui vaut à Kamel Rezig des critiques de ceux qui y voient une manœuvre pour détourner le débat dans une conjoncture de tensions sur plusieurs produits alimentaires, certains ayant connu une hausse vertigineuse de leur prix, d’autre étant carrément introuvables, comme c’est le cas depuis plusieurs semaines pour l’huile de table.

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« Cette annonce dévoile l’incapacité apparente du ministre à rendre disponible l’huile de table à un prix raisonnable pour le citoyen, notamment les millions de déshérités. Par le génie du ministre du Commerce, l’huile se vend à 1000 Da le bidon de cinq litres », écrit l’avocat et militant politique Mokrane Aït Larbi sur Facebook.

« Afin de cacher son incapacité totale à agir (…) ce ministre retourne aux thèses de Abdelkader Hadjar et du parti unique, tendant à arabiser l’environnement, y compris les locaux commerciaux. Pour lui, l’arabisation des locaux mettrait fin à la cherté de la vie », ironise l’avocat.

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À une question d’un parlementaire sur la hausse des prix, le même ministre a expliqué que la maîtrise des prix nécessite une longue période, jusqu’à 15 ans, rappelle Aït Larbi pour qui la priorité est ailleurs.

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Ce qui est attendu de Rezig, selon Me Ait Larbi

« Il est attendu du ministre du Commerce de faire en sorte que les produits dont ont besoin les citoyens soient disponibles, d’imposer le chèque pour les transactions, de réguler les prix, de veiller à l’affichage des prix avec des caractères lisibles, de rendre les dix produits de base à la portée de tous et d’imposer des amendes pour non-affichage ou non-respect des prix », réclame Mokrane Aït Larbi.

Le commerçant est libre d’écrire son enseigne dans la langue de son choix, estime-t-il avant d’inviter Kamel Rezig à faire son travail « s’il le peut ».

Jeudi lors d’une séance plénière au Sénat, Rezig a été interrogé par  le sénateur Ghazi Djabri (FLN) sur l’utilisation de la langue française au lieu de la langue arabe dans les enseignes des locaux commerciaux.

Le ministre du Commerce a rappelé que la loi algérienne obligeait effectivement l’usage de la langue arabe dans les enseignes des locaux commerciaux et les panneaux publicitaires.

Il a précisé que la constatation des infractions relatives à l’utilisation d’une autre langue que l’arabe dans les enseignes des locaux commerciaux ne relevait pas des prérogatives de son département.

M. Rezig a annoncé que son secteur s’attèle actuellement à l’amendement des lois afin de permettre aux agents du ministère du Commerce de délivrer des procès-verbaux concernant ces infractions.

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