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Infractions routières : peut-on payer les amendes sur place ?

Avec l’entrée en vigueur de la nouvelle procédure de retrait du permis de conduire, le problème du paiement des amendes en cas d’infractions risque de se poser.

Infractions routières : peut-on payer les amendes sur place ?
Hammad Lilia
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En attendant la mise en place du permis à points, et à compter de ce mardi 1er février,  une nouvelle procédure de retrait du permis de conduire est entrée en vigueur en Algérie.

En fonction de la gravité de l’infraction, l’automobiliste ayant commis l’infraction se verra retirer son permis par l’agent de l’ordre qui aura constaté les faits, mais recevra en retour un document qui lui permet de continuer à rouler pendant une période de dix jours.

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Il devra alors payer une amende forfaitaire dans un délai de 45 jours à compter de la date de l’infraction. Des amendes dont le montant en cas d’excès de vitesse varie entre 3000 et 50.000DA  pour les excès de vitesse dépassant les 30% de la vitesse autorisée.

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Si l’infraction est considérée comme un délit, il fera l’objet de poursuites judiciaires, avec retrait immédiat de son permis de conduire, jusqu’à sa comparution devant un tribunal.

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« Tout le monde sera gagnant »

Une nouvelle mesure qui, incontestablement, risque de faire exploser le nombre de contraventions et de surcharger les centres de paiement comme les recettes des impôts, particulièrement les bureaux de poste, très répandus en Algérie.

Des bureaux d’Algérie Poste souvent bondés et où régulièrement se forment de longues files d’attente composées majoritairement de retraités et de fonctionnaires qui s’y rendent pour retirer leurs pensions et leurs salaires.

Pour faciliter la mise en place de cette nouvelle mesure sur le terrain, Abdelouahab Benzaim, sénateur FLN, a appelé ce mardi le ministère de l’Intérieur à rendre possible le paiement de ces amendes au niveau des barrages et sur les lieux même du constat de l’infraction.

« Je demande aux services du ministère de l’Intérieur de rendre possible le paiement immédiat des amendes au niveau des barrages de sécurité et notamment sur les autoroutes, et ce, afin de ne pas retarder les automobiles et les voyageurs dans leurs recherches d’un centre de paiement, particulièrement en dehors des heures de travail », a-t-il écrit dans un message publié sur Facebook.

« J’ai fait cette proposition au ministère de l’Intérieur pour faciliter l’application de cette mesure, particulièrement pour les conducteurs et les voyageurs. Pour qu’un automobiliste, dès qu’il reçoit son amende, puisse la payer sur place et récupérer également son permis. L’agent de l’ordre se chargera d’encaisser le montant de la contravention. Pour les voyageurs ou pour les personnes qui se feront arrêter après 18 heures, sachant que les bureaux de Poste sont fermés à cette heure-là, ce sera beaucoup plus facile. Cela sera positif pour tout le monde. Tout le monde sera gagnant », explique M. Benzaim.

Outre le règlement de l’amende sur place, le gouvernement peut mettre en place un système de paiement électronique via le site spécialisé, en utilisant sa carte bancaire.

Le smartphone peut également être utilisé comme outil de paiement de l’amende, selon une procédure que le gouvernement peut mettre en place, ce qui lui permettra de développer rapidement le paiement électronique et obliger les Algériens à disposer de cartes de paiement.  

Pour le moment, le ministre de l’Intérieur n’a pas déployé d’autres moyens de paiement des amendes liées aux infractions routières, ce qui signifie que les automobilistes seront obligés de régler leurs amendes dans des centres de paiement et de revenir dans la brigade de gendarmerie où leur permis est retenu pour le récupérer, ce qui est loin d’être pratique, si par exemple, un automobiliste d’Alger, commet une infraction à Oran, ou à Tamanrasset.

S’il ne réussit pas à la régler le jour même ; ce qui est impossible si la faute est commise après la fermeture des centres de paiement, il devra y revenir le lendemain. 

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