
L’Algérie a exprimé, ce vendredi 8 septembre, sa « grande préoccupation » face aux violences commises contre la minorité musulmane des Rohingyas en Birmanie depuis la fin août 2017.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères (MAE), Abdelaziz Benali Chérif, cité par l’agence officielle APS, a déclaré que l’Algérie appelle le gouvernement birman à « protéger en urgence ses citoyens Rohingyas ».
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« Les drames qui se déroulent quasi à huis clos en Birmanie, dont sont victimes les citoyens birmans de confession musulmane ont atteint des cimes inqualifiables dans l’horreur, selon les informations rapportées par de nombreuses sources médiatiques et diplomatiques. Ces violences sont une source de grande préoccupation pour l’Algérie », a-t-il déclaré.
« Nous appelons le gouvernement de Birmanie à prendre toutes les mesures qui s’imposent pour faire la lumière sur ces violations et s’acquitter de son devoir de protection de ses citoyens Rohingyas », a ajouté le porte-parole des MAE.
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Interrogé par la chaîne El Djaziria One, Abdelaziz Benali Chérif a parlé « d’une véritable boucherie » et d’arbitraire contre les musulmans Rohingyas. Il a évoqué aussi la poursuite « de la tuerie, de la torture et du départ forcé » ciblant cette minorité. Alger appelle également la communauté internationale « à agir en urgence » dans le cadre du Conseil de sécurité des Nations unies et du Haut-Commissariat pour les Réfugiés (HCR) « pour mettre un terme définitif à la violence exercée contre cette population vulnérable et prévenir le drame humanitaire dont les contours se dessinent chaque jour davantage ».
L’Algérie est parmi les premiers pays arabes et musulmans à réagir, après la Turquie, la Tunisie et l’Indonésie, au massacre commis par le régime de Rangoon contre les Rohingyas depuis le 25 août 2017.
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Des exactions massives dénoncées par les ONG de défense des droits de l’Homme, comme Amnesty international, mais passées sous silence par la communauté internationale, Union européenne (UE) en tête. Selon le HCR, plus de 270.000 Rohingyas se sont réfugiés ces derniers jours au Bangladesh voisin pour échapper à la persécution des militaires birmans.