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Sahara occidental : Airbnb assène un coup dur au Maroc

La décision d’Airbnb de retirer la mention Maroc de ses offres au Sahara occidental ne passe pas. Des médias du royaume s’en prennent à l’Algérie.

Sahara occidental : Airbnb assène un coup dur au Maroc
Par AlesiaKan | Adobe stock
Lynda Hanna
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La célèbre plateforme de location de logements sur des courtes durées, Airbnb, a décidé de supprimer les références au Maroc sur ses offres d’hébergement situées au Sahara occidental occupé.

C’est une nouvelle victoire symbolique pour le Front Polisario sur le plan international. L’Observatoire international de surveillance des ressources naturelles du Sahara occidental (WSRW) est parvenu à forcer la main à Airbnb pour supprimer les références au Maroc sur ses offres situées sur le territoire du Sahara occidental.

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Airbnb retire la mention Maroc dans les locations situées au Sahara occidental

Le 13 juillet dernier, l’ONG indépendante Western Sahara Resource Watch (WSRW) a saisi la plateforme de location d’hébergement, l’incitant à corriger une « erreur géographique » dans sa base de données, se basant sur la classification en vigueur de l’ONU.

Airbnb a fini par corriger cette erreur en supprimant la mention « Maroc » comme référence géographique pour les locations située dans les territoires occupés du Sahara occidental. « Airbnb éjecte le Maroc du Sahara occidental », annonce l’organisation WSRW dans un communiqué publié le 31 juillet sur son site web.

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Ainsi, des villes du Sahara occidental, telles que la capitale Laâyoune, la ville de pêcheurs de Dakhla et la ville de Boujdour, « ne sont plus répertoriées par Airbnb comme situées au Maroc », ajoute la même source.

Soulignant que les tribunaux internationaux ont clairement indiqué que le Sahara occidental ne fait pas partie du Maroc, l’ONG a tenu à saluer « cette première étape de la part d’Airbnb » et espère « que Hotels.com et Expedia suivront son exemple ».

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Il s’agit clairement d’une nouvelle victoire pour le Front Polisario. Mais au Maroc, la décision d’Airbnb est une pilule difficile à avaler. Les médias proches du Palais royal accusent même l’Algérie d’être à l’origine d’une « campagne orchestrée ».

La décision d’Airbnb fait beaucoup de bruit au Maroc

« En cédant à une campagne orchestrée par un groupe d’activistes pro-Polisario basé en Europe, Airbnb tombe dans le piège de l’Algérie », a écrit par exemple le journal Maroc Diplomatique ce lundi 4 août.

Le média va encore plus loin en affirmant qu’il s’agissait du « résultat d’un lobbying politique, téléguidé par l’Algérie à travers l’organisation Western Sahara Resource Watch (WSRW), qui agit comme paravent des intérêts séparatistes et hostiles au Royaume ».

Pourtant, l’ONG WSRW s’est basée dans sa lettre adressée le 13 juin dernier à Airbnb sur les « cartes de l’ONU » et les « décisions des tribunaux internationaux sur la question du Sahara Occidental ».

De son côté, le site web marocain d’information Hesspress est allé jusqu’à s’en prendre à la plateforme de location de logements entre particuliers, affirmant que son « attitude passe très mal au Maroc, où la société bénéficie pourtant depuis des années d’un climat économique particulièrement favorable ». 

Lien permanent : https://tsadz.co/eyb0m

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