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Véhicules de moins de trois ans : l’Algérie met fin aux importations groupées

L’Algérie a décidé d’interdire les importations groupées de voitures de moins de trois par les particuliers. Un coup dur pour la filière chinoise.

Véhicules de moins de trois ans : l’Algérie met fin aux importations groupées
Pour importer les véhicules en Algérie, les particuliers ont recours au marché noir pour acheter les devises nécessaires / Par scharfsinn86 / Adobe Stock pour TSA
Ali Idir
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L’Algérie a décidé de mettre fin aux importations groupées de véhicules de moins de trois ans. La décision a été annoncée ce lundi par le ministère du Commerce et de la promotion des exportations.

« Les opérations d’importation de voitures de moins de 3 ans par les particuliers sont soumises aux dispositions de l’article 110 de la loi de finances de 2020, telle que modifiée et complétée par les dispositions de l’article 208 de la loi de finances de 2025 », a rappelé d’emblée le département de Kamel Rezig dans un communiqué publié via les médias publics.

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Importations des véhicules de moins de 3 ans : ce qui va changer

L’importation des véhicules de tourisme de moins de trois ans d’âge est « exclusivement réservée aux particuliers résidents », a indiqué le ministère, en précisant que ce type d’opérations « n’est pas autorisé aux groupes ni aux entreprises, quelles que soient leur activité ou leur forme juridique ».

« De plus, leur vente en dehors des points de vente agréés est interdite », a ajouté le département de Kamel Rezig.

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Cette décision est un coup dur pour la filière chinoise qui s’est nettement développée ces deux dernières années, grâce à des achats groupés effectués par les nouveaux barons du marché automobile algérien.

Coup dur pour la filière chinoise

Pour faire face à la forte demande sur les voitures, de « nouveaux concessionnaires automobiles » non agréés se sont emparés du marché d’importation des véhicules de Chine où les prix sont largement inférieurs à ceux pratiqués en Europe.

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Pour économiser les frais de transport qui sont élevés depuis la Chine, ils proposent à leurs clients des achats groupés. Une puissante filière s’est développée et les voitures importées sont aussitôt revendues au marché noir, loin de tout contrôle.

En plus de porter un coup dur, sinon fatal à l’importation des véhicules de Chine, cette décision pourrait impacter le marché noir de la devise où l’euro ne cesse de battre des records ces derniers mois, fonçant tout droit vers la barre des 300 dinars l’unité. Pour importer les véhicules, les particuliers ont recours au marché noir pour acheter les devises nécessaires, ce qui a contribué à la flambée de l’euro et du dollar.

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