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Nadia Cherrak, l’artiste plasticienne qui fait vibrer les couleurs

Nadia Cherrak est une artiste plasticienne dont les œuvres attirent les regards et portent des messages profonds. Parcours d’une banquière devenue magicienne des couleurs.

Nadia Cherrak, l’artiste plasticienne qui fait vibrer les couleurs
Kenza Adil
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Dès le premier regard, ses œuvres explosent comme une gerbe de couleurs pétillantes et chatoyantes. Toile, verre, céramique, cuivre, plexiglas, autant de matières qui l’inspirent et insufflent une âme à sa sensibilité artistique.

Par la richesse de sa palette et l’énergie de ses compositions, Nadia Cherrak  crée des œuvres contemporaines qui forcent l’admiration. Promise à une carrière de banquière, l’artiste plasticienne a pris le risque de tout plaquer un jour et d’écouter ses envies. Le temps lui a donné raison.

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Née en 1965 à Tizi-Ouzou, Nadia Cherrak a intégré, dès l’âge de 7 ans, la Maison de la Culture de sa ville natale. « Deux fois par semaine, j’assistais à des ateliers artistiques : musique, dessin, danse… J’ai pratiqué la danse classique, une discipline qui me faisait vibrer. J’avais également découvert les toiles de Picasso, dont l’univers me subjuguait », confie-t-elle à TSA

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L’artiste en herbe fréquente assidûment les ateliers de la Maison de la Culture de Tizi-Ouzou jusqu’à ses 16 ans. « Mes parents ont pensé qu’il était grand temps que je raccroche pour me consacrer entièrement à mes études, alors j’ai dû renoncer à ces bulles artistiques, la mort dans l’âme », se souvient-t-elle.

Quatre ans dans la peau d’une banquière

La lycéenne décroche son bac, se marie à 19 ans puis intègre, en 1985, l’Université Mouloud Mammeri où elle prépare une licence en science économique, spécialité gestion d’entreprise.

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Diplôme en poche, un poste de fondé de pouvoir à la Banque extérieur d’Algérie de Tizi-Ouzou l’attend. « Ces quatre ans furent un calvaire pour moi. Je n’étais pas épanouie. Le costume de banquière ne m’allait pas du tout, alors j’ai remis ma démission sans aucun regret », confie-t-elle.

À cet instant Nadia Cherrak l’ignore encore : le chemin vers la réussite sera long et semé d’embûches. « Qu’importe les difficultés, l’art m’appelait et j’allais tout faire pour concrétiser mon rêve ! ».

 Alors, pendant un an, elle suit une formation à la Maison de la Culture de Tizi-Ouzou et progresse rapidement. Parallèlement, elle profite de ses voyages en France pour s’inscrire à d’autres formations. « Au fil du temps, je me perfectionnais et maîtrisais d’autres techniques, détaille- t- elle. Après la toile, j’ai appris à travailler le verre, la céramique, le cuivre repoussé, la résine, le métal et le plexiglas ».

Puis la plasticienne commence à participer à des expositions en Algérie et à l’étranger. « Je vendais très peu à l’époque et ne pouvais pas encore vivre de mon art », explique-t-elle.

En 2006, l’artiste peintre ouvre une galerie d’art baptisée « Once » à Tizi-Ouzou. « J’y abritais mes œuvres et celles d’autres artistes. Dans la foulée, nous organisions des rencontres artistiques dans des écoles privées », raconte Nadia Cherrak.

En 2012, la galerie Once déménage dans la maison de la plasticienne. « Ça m’économisait le prix du loyer car les ventes étaient rares. Désormais, j’y exposais mes œuvres uniquement. J’avais reçu une commande pour des cadeaux de fin d’année et j’avais créé, à cette occasion, des œuvres agrémentées de symboles berbères sur du verre et de la résine ».

L’artiste met alors les bouchées doubles : « Pour l’inauguration de cette seconde galerie, j’avais conçu 120 œuvres. Elles firent l’objet d’une exposition à la galerie Mohamed Racim d’Alger sous le titre : ‘Maestro, faite valser les couleurs’ : clin d’œil à mes trois passions : la musique, la danse et la peinture. Cette expo a connu un franc succès. J’ai pratiquement vendu toutes mes créations et gagné immédiatement en visibilité  ».

L’art qui nourrit, enfin !

À partir de 2012, la plasticienne voit sa carrière décoller. « J’étais invitée à exposer dans des foires en Algérie à l’étranger. Les commandes arrivaient en avalanche et je pouvais enfin dire : je peux vivre de mon art ! », savoure- t-elle.

Nadia Cherrak fourmille de nouvelles idées. Elle rêve de prendre une année sabbatique, mettre un peu de côté l’artisanat d’art pour se consacrer à la peinture. « Je suis submergée par les commandes de cadeaux d’entreprises et de fin d’années. Je souhaiterais lever le pied, pour revenir à la peinture sur toile et à l’aquarelle. Je bouillonne de nouvelles idées et j’aimerais avoir le luxe d’apprendre encore et me retrouver artistiquement ».

Les œuvres de Nadia Cherrak, nourris de symboles ancestraux, mélangent couleurs et matières. Une artiste qui se réinvente continuellement et nous promet encore de belles surprises.

 

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