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Tebboune décrète la régularisation des Algériens de l’étranger : qui est concerné ?

Le président Tebboune a décrété dimanche la régularisation sous conditions des sans-papiers algériens à l’étranger. Conditions et catégories concernées expliquées.

Tebboune décrète la régularisation des Algériens de l’étranger : qui est concerné ?
Algériens de l’étranger : qui est concerné par la régularisation décrétée par Tebboune ? | Source : présidence de la république algérienne
Rafik Tadjer
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Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a décrété dimanche 11 janvier une mesure exceptionnelle au profit d’une catégorie d’Algériens à l’étranger. Qui est concerné ?

La mesure a été annoncée la veille de la célébration du nouvel an berbère Yennayer 2976, à l’issue d’une réunion du Conseil des ministres présidée par le chef de l’Etat.

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Le communiqué du Conseil présente la mesure en deux étapes. D’abord, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a lancé un appel aux sans-papiers algériens se trouvant à l’étranger.

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Il s’est adressé aux Algériens en « situation de précarité et irrégulière, ayant été délibérément induits en erreur par des individus qui se croyaient capables de nuire à la crédibilité de l’État en les instrumentalisant à l’étranger contre leur pays ».

 

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Deux catégories de sans-papiers algériens concernées

 

Le communiqué cite deux cas. Il précise que la plupart de ces jeunes « n’ont commis que des infractions légères, comme la crainte d’une simple convocation par la police ou la gendarmerie nationale pour être entendus sur des faits liés à l’ordre public ou d’autres motifs similaires ».

La seconde catégorie est composée de ceux qui « voulaient utiliser les statistiques relatives à la Harga (émigration clandestine) pour ternir l’image de l’Algérie dans le but de semer le désarroi parmi les jeunes, afin qu’ils quittent illégalement l’Algérie ».

Ces deux catégories de sans-papiers algériens se trouvent « aujourd’hui loin de leur patrie, de leurs proches et de leurs amis, souffrent de pauvreté extrême et de misère, et sont réduits à exécuter des tâches humiliantes, tandis que certains sont instrumentalisés contre leur pays », ajoute le communiqué du Conseil des ministres.

De telles situations « ne méritent pas toute cette peine car ces jeunes peuvent être instrumentalisés par des milieux criminels mafieux, ce qui risque de salir leur réputation dans le pays où ils se trouvent ou dans leur pays, qu’ils ont quitté », indique la même source.

 

Deux conditions pour bénéficier de la régularisation

 

Par conséquent, le Conseil des ministres, réuni ce dimanche 11 janvier sous la présidence du le président de la République, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, et en « accord total » entre toutes les institutions de la République, a pris la décision de « régulariser la situation de ces Algériennes et Algériens ».

 Deux conditions sont posées pour bénéficier de ce dispositif de régularisation. La première est de « s’engager à ne pas récidiver ».

Pour cette catégorie, la mise en œuvre des procédures liées à cette décision sera assurée par les consulats d’Algérie à l’étranger « jusqu’au retour des enfants d’Algérie vers leur mère patrie », précise le communiqué.

La seconde condition est que ce dispositif ne concerne pas les « auteurs de crimes de sang, de trafic de drogue, de trafic d’armes, ainsi que toute personne ayant collaboré avec des services de sécurité étrangers dans le but de porter atteinte à sa patrie, l’Algérie ».

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