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Aliment de volaille en Algérie : un agriculteur accuse gravement les minoteries

Un aviculteur de Sétif s’est plaint au ministre de l’Agriculture des pratiques des minoteries concernant l’aliment de volailles.

Aliment de volaille en Algérie : un agriculteur accuse gravement les minoteries
Un éleveur de volailles a longuement évoqué devant le ministre la hausse des prix de l’aliment de bétail / Source : DR pour TSA
Djamel Belaid
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Dans le cadre de ses déplacements, Yacine Oualid, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, privilégie le contact direct avec les agriculteurs. À Sétif, à l’occasion d’un salon consacré à l’aviculture, il a pu s’entretenir avec plusieurs producteurs qui ont posé le problème de l’aliment de bétail.

Un éleveur de volailles a longuement évoqué devant le ministre la hausse des prix de l’aliment de bétail et notamment des prix pratiqués par certaines minoteries. Il a parlé du son de blé et a accusé gravement les minoteries.

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« Le prix du son de blé est plafonné à 2.000 DA le quintal par l’État, mais nous l’achetons à 9.000 DA chez les minoteries. J’ai un dossier. Quand j’achète le son de blé à 9.000 DA, le poulet me revient trop cher (…). Les subventions ne nous arrivent pas », s’est plaint cet éleveur installé dans la région de Sétif.

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Toujours à Sétif, un producteur de pommes de terre s’est adressé à Yacine Oualid pour lui faire part de ses investissements dans des projets agricoles : « J’ai réalisé un forage, un bassin à géomembrane, une chambre froide, des poulaillers et j’élève des moutons et des vaches. Tout cela sur mes fonds propres ».

Yacine Oualid à l’écoute des agriculteurs et des éleveurs

Outre un désaccord avec un associé minoritaire, l’agriculteur a abordé le prix exorbitant et la qualité des semences de pommes de terre. Concernant celles produites en Algérie, il a indiqué qu’elles « ne sont pas adaptées à la région de Sétif ». Le ministre a rappelé que la production locale de semences par Agrodev dans sa station de Guellal avait permis des rendements de 450 quintaux.

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Un non-respect du cahier des charges par les agriculteurs multiplicateurs vis-à-vis des maladies transmises par les pucerons et les nématodes du sol, voire un retour très fréquent de la culture sur les mêmes parcelles, pourrait constituer une explication.

Micro à la main, l’agriculteur a également évoqué l’insuffisance des dotations et les prix élevés des aliments pour les moutons et volailles, indiquant que « les brebis ne recevaient que 18 kg d’orge par tête et par an ».

L’agriculteur a dit « apprécier le travail de l’ONAB, mais que le quintal de maïs avait atteint 8.000 DA et qu’il était difficile de faire avec les variations continuelles du prix du soja et du maïs ».

L’agriculteur a également évoqué le manque de médicaments et vaccins vétérinaires, ce qui aurait coûté la mort de 250 agneaux et des avortements dans son troupeau de vaches laitières.

Ces échanges illustrent la qualité du dialogue engagé entre agriculteurs et ministère. Concernant l’appui technique aux agriculteurs, il ressort qu’une partie des problèmes rencontrés peut trouver une solution locale.

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