
Une enquête réalisée par le journaliste français, Hadrien Gonzales dit Gonzo, révèle une différence dans la qualité du fromage en portions,
« La vache qui rit« , fabriqué par le groupe Bel en France et celui produit par sa filiale en Algérie.
L’on peut admettre que la recette de ce produit tient compte des spécificités et des habitudes culinaires de chaque pays. D’où la différence dans le goût ou la texture…d’un pays à l’autre. Ce n’est pas de l’avis de ce spécialiste en alimentation.
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Les résultats de ces recherches ont permis à Hadrien Gonzales, de conclure de manière catégorique : « De l’autre côté de la Méditerranée, Bel refourgue de la sous-Vache qui rit aux Algériens », allusion faite à l’usine Bel en Algérie en activité depuis 2007.
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Il en veut pour preuve, la différence nette dans les ingrédients utilisés pour la recette de ce célèbre fromage. Dans une vidéo diffusée sur sa chaine YouTube, il montre que les composants insérés sur les étiquettes des deux paquets ne sont pas identiques.
« D’abord, ce que l’on découvre, c’est que dans la Vache qui rit algérienne, ils n’utilisent pas du beurre comme celui fabriqué en France mais plutôt une matière grasse végétale non hydrogénée. Ce que l’on appelle généralement dans l’industrie, l’huile de palme », explique le journaliste.
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L’autre substance introduite dans la version algérienne que l’on ne trouve pas dans la recette française, il cite l’arôme naturel de fromage. « C’est pour donner une illusion du goût d’un vrai fromage », commente-t-il.
Des additifs et des ingrédients peu recommandables
Dans sa vidéo, il reprend des séquences d’un reportage sur l’usine Bel implantée à Koléa, wilaya de Tipaza où un responsable de l’unité parle du secret de la texture crémeuse du fromage. Pour l’ « enquêteur », « le secret est écrit de manière discrète dans la version algérienne puisqu’il consiste à ajouter des additifs alimentaires mais d’une catégorie très controversée. Dans la recette française, il est inscrit en toutes lettres, sel de fonte ».
Ainsi, les deux produits contiennent du E452 qui est l’autre nom des polyphosphates, un additif que l’association française de défense des consommateurs, UFC-que choisir, « a classé Orange donc peu recommandable », précise Hadrien Gonzales.
Selon lui, les sels de fonte ont le pouvoir de conserver les portions de la Vache qui rit plus longtemps et en dehors du réfrigérateur. Ce qui peut être considéré, ajoute-t-il, comme une spécificité algérienne qui nécessite un recours à un sel de fonte supplémentaire.
Quant à l’additif E341, le phosphate de Calcium qui figure également sur la liste des ingrédients de la Vache qui rit fabriquée en Algérie, il est déconseillé par la même association car il peut exposer le consommateur à des risques cardiovasculaires en particulier, une insuffisance rénale, alerte Hadrien Gonzales. « Les niveaux d’exposition estimés sont susceptibles d’excéder la dose journalière admissible pour les enfants et les adolescents », alerte-t-il.
Face à cette problématique, l’entreprise Bel en France a préféré réduire de manière significative la quantité de sel de fonte dans sa recette entre 2013 et 2026. Ce qui a fait dire au journaliste que la recette la plus originale et la plus fidèle de la Vache qui rit des années 1920 est, actuellement, celle fabriquée…en Algérie.
Le fromage « La vache qui rit » a été créé, faut-il le rappeler, en 1921 par Léon Bel, un grossiste en gruyère à Lons-le-Saunier, chef-lieu du département du Jura en France.