
KPMG vient de publier l’édition 2026 de son « Guide investir en Algérie ». A travers sa publication, ce cabinet d’audit et de conseil propose aux investisseurs nationaux et étrangers une sorte de tableau de bord contenant tous les paramètres leur permettant de lancer des projets d’investissement en Algérie.
L’un des facteurs clés mis en exergue par KPMG est lié au classement de l’économie algérienne « à la 3ème place dans la région MENA (Moyen Orient et Afrique du Nord) » et au fait qu’elle soit « la locomotive du Maghreb ».
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Le produit intérieur brut (PIB) de l’Algérie est estimé à 41.878 milliards de DA a souligné le Cabinet s’appuyant sur les statistiques insérées dans la loi de finances 2026.
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Investissements : les « atouts » de l’Algérie
KPMG indique que l’Algérie a réussi à faire reculer la pauvreté de 20 % en l’espace de 20 ans. Il rappelle, à ce propos, les résultats satisfaisants obtenus par l’Algérie dans le cadre des objectifs de développement durable (ODD) fixés par les Nations Unies à la faveur des politiques sociales prônées par le gouvernement algérien et les mesures efficientes mises en œuvre dans le but d’améliorer les bien-être des citoyens.
Elle a pu « apurer sa dette, réaliser des projets d’infrastructures d’envergure et améliorer davantage les indicateurs de développement humain au point de les porter à des niveaux élevés, grâce au boom pétrolier», poursuit KPMG dans la version 2026 de son Guide Investir.
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Ce qui a contribué d’ailleurs, à une stabilité économique et sociale du pays pendant quelques années. Cependant, « le recul des cours du Brent a fait que ces programmes de soutien et des subventions ne peuvent être maintenus continuellement », constate KPMG.
En plus de indicateurs macroéconomiques, l’Algérie dispose aussi d’autres atouts majeurs à faire valoir pour persuader les investisseurs étrangers à lancer des projets sur son territoire.
KPMG Algérie évoque, dans ce sens, son réseau routier qui, selon lui, est « le premier au Maghreb et en Afrique long de plus de 108 000 km ». Il a recensé 45 ports et 35 aéroports et plus de 10 000 km de voie ferrée.
Pour le secteur des télécommunications qui peut constituer un facteur important capable de faire basculer la décision de l’investisseur étranger en faveur de l’Algérie, KPMG Algérie affirme qu’il est numérisé avec un backbone (dorsale) national de près de 200 000 km.
Améliorer le climat des affaires : ce que suggère KPMG
Le cabinet aborde en outre dans sa publication quelques orientations pour l’attrait des investissements productifs de biens et services en Algérie.
Il juge utile, pour cela, neuf actions à mener. Il propose de « maintenir les avantages insérés dans le code des investissements », d’élaborer une « carte territoriale des opportunités d’investissements », d’encourager des « partenariats entre entreprises publiques et partenaires privés », de promouvoir des « partenariats avec les investisseurs étrangers », de renforcer la « normalisation et de l’intégration industrielle », de développer l’économie de l’énergie, l’industrie minière, le tourisme et l’artisanat et de poursuivre du développement agricole, rural et halieutique ».
Un plan quinquennal de 200 milliards de dollars
Le gouvernement doit améliorer le système de transport de passagers et de marchandises dans les domaines routier, aéroportuaire, portuaire et ferroviaire afin, relève le cabinet, « d’assurer une augmentation de la fréquentation et une rentabilisation des investissements consentis ».
L’augmentation de la population projetée à 50 millions d’habitants à l’horizon 2030 exige la réalisation d’études prospectives, relève le cabinet, en précisant que l’Algérie a annoncé un « plan quinquennal 2015-2019 d’investissements publics de près de 200 milliards d’euros, programme dit dense et au profit de tous les secteurs de toutes les régions du pays. »