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Le Pape en Algérie : pourquoi c’est un camouflet pour l’extrême droite française

La visite du Pape Léon XIV remet définitivement en cause le récit que tente d’imposer l’extrême droite et ses relais sur l’Algérie. Au plan diplomatique, l’Algérie renforce ses positions avec cette visite.

Le Pape en Algérie : pourquoi c’est un camouflet pour l’extrême droite française
La visite du Pape en Algérie fait voler en éclats les clichés / Source : Facebook رئاسة الجمهورية الجزائرية pour TSA
Riyad Hamadi
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Le Pape Léon XIV a quitté l’Algérie ce mercredi 15 avril après une visite de trois jours qui fera date. Trois jours au cours desquels des messages ont été envoyés au monde entier, ainsi que des images qui tordent le cou, pour de bon, à des contre-vérités longtemps entretenues. C’est un véritable camouflet à l’extrême droite et ses relais en France.

« La France a besoin d’entendre ce que l’Algérie vient de montrer. » La sentence est de Chems-Eddine Hafiz, recteur de la Grande mosquée de Paris. On pourrait préciser que c’est toute la planète qui devait voir le véritable visage d’un pays à l’histoire millénaire et au présent empreint des valeurs d’hospitalité et de tolérance.

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Mais la France d’aujourd’hui, du moins une partie de ce pays, plus que d’autres contrées, a besoin d’un exemple concret qui démontre qu’il est possible de construire « un espace où les appartenances coexistent sans s’affronter ».

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C’est aussi dans ce pays que les voix les plus mensongères sur l’Algérie se font entendre depuis quelques années. C’est de là également que sont parties les attaques les plus véhémentes contre la visite de Léon XIV en Algérie.

Elles sont l’œuvre d’un courant anti-algérien où se rencontrent les nostalgiques de l’Algérie française, l’extrême-droite xénophobe et tous ceux qui ne trouvent pas leur compte dans la constance du soutien de l’Algérie aux causes justes.

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À ceux qui se demandaient comment un voyage pontifical pouvait autant faire peur, la réponse est apportée par tout ce qu’on a pu voir et entendre pendant la visite.

L’omniprésence de la figure de Saint-Augustin est déjà un démenti formel à la fois à ceux qui ont pu être tentés de réduire l’histoire de l’Algérie à sa colonisation par la France et à ceux qui justifient leur xénophobie par les « racines chrétiennes » de l’Europe.

Saint-Augustin est l’un des plus grands Pères de l’Église catholique et l’un des plus éminents penseurs de la chrétienté. Il a vécu et produit toute son œuvre en Algérie, aux 4ᵉ et 5ᵉ siècles, alors qu’une grande partie de l’Europe était encore païenne.

L’Algérie, un pays tolérant et faiseur de paix

Dans son discours prononcé à la Grande mosquée d’Alger, Léon XIV a reconnu en l’Algérie un « carrefour des cultures et des religions » et un pays au « patrimoine riche » qui a « soutenu son parcours dans les moments difficiles et continue de guider son avenir ».

Une « terre de civilisation millénaire, carrefour historique des cultures, et terre d’authenticité profonde et d’ouverture enrichissante et constructive », a décrit pour sa part le président de la République Abdelmadjid Tebboune.

L’Algérie est aussi accusée par des médias comme Paris Match à tort d’être un pays intolérant, où la liberté religieuse est inexistante, une contrée qui persécute les chrétiens et ferme leurs églises.

La visite du Pape a permis aux démentis récurrents des prélats d’Algérie, dont le cardinal archevêque d’Alger Jean-Paul Vesco, d’être plus audibles. Les images ont fait le reste.

Léon XIV a rencontré une communauté catholique apaisée et a célébré des cérémonies dans des bâtiments imposants que l’Algérie indépendante n’a pas transformés en mosquées.

La cathédrale Notre-Dame d’Afrique à Alger et la basilique Saint-Augustin d’Annaba, entre autres lieux de culte chrétiens, s’érigent en témoins de la tolérance séculaire de l’Algérie et de son peuple.

Plus que toutes les autres, l’image montrant le Pape avec l’imam de la Grande mosquée d’Alger au sein même de ce lieu de culte musulman, est saisissante.

Elle est partagée dans le monde entier comme une preuve supplémentaire que les accusations d’intolérance qui ciblent l’Algérie sont un gros mensonge. Le démenti vaut aussi pour tous les clichés qui accablent l’islam et les musulmans du même grief infondé de rejet de l’autre.

Sur le plan politique, l’Algérie, en accueillant un Pape pour la première fois de son histoire, a engrangé autant de dividendes que ses détracteurs ont essuyé de déconvenues.

La visite du Pape fait voler en éclats les clichés

Contrairement à ce que soutient notamment le courant anti-algérien en France, l’Algérie n’est pas un pays isolé diplomatiquement et son aura internationale a été réitérée. La visite du Pape Léon XIV a cassé le récit que l’extrême droite française fait de l’isolement diplomatique de l’Algérie. C’est pour cela aussi que le souverain pontife a été attaqué et critiqué.

Le pays est doté d’une « vision perspicace sur de nombreuses questions mondiales » et son « expérience pourra contribuer à imaginer et à instaurer une plus grande justice entre les peuples ».

Le jugement est exprimé solennellement par le Pape dans le contexte mondial que l’on sait. Il vaut la reconnaissance de la place de l’Algérie dans le monde et de sa réputation de pays faiseur de paix.

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