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Après Gara Djebilet, l’Algérie lance le gisement géant de zinc-plomb de Béjaïa

Le premier ministre Sifi Ghrieb a lancé ce mardi les travaux d’exploitation du gisement géant de zinc d’Amizour à Bejaia. « Un jour historique pour l’Algérie », a-t-il dit.

Après Gara Djebilet, l’Algérie lance le gisement géant de zinc-plomb de Béjaïa
Sifi Ghrieb lance la mine de zinc de Béjaïa : “Un jour historique pour l'Algérie”. | Source : Facebook
Rafik Tadjer
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Après le fer, le zinc-plomb, en attendant le phosphate. L’Algérie poursuit le lancement de ses projets phares d’extraction minière. Le Premier ministre Sifi Ghrieb était ce mardi 17 mars à Béjaïa où il a procédé au lancement officiel des travaux du projet d’exploitation de la mine de zinc et de plomb sise à Amizour et Tala Hamza.

M. Ghrieb était accompagné de plusieurs membres du gouvernement. La cérémonie officielle a eu lieu au village d’Aït Bouzid, dans la commune de Tala Hamza.

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 “L’Algérie et son économie avancent à pas fermes vers la sortie de la rente pétrolière, objectif suprême fixé par le président de la République”, a indiqué sur place le Premier ministre. Il s’agit d’une autre promesse tenue du chef de l’Etat qui s’était engagé à lancer ce projet avant fin mars.

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Le gisement géant zinc-plomb de Oued Amizour apportera une valeur ajoutée et les matières premières qui seront extraites permettront à l’Algérie de se positionner sur le marché international de ces matières, a indiqué Sifi Ghrieb, évoquant “un jour historique pour l’Algérie” et la “poursuite de l’œuvre des libérateurs du pays”, dans cet endroit chargé d’histoire, à proximité du lieu de déroulement du congrès de la Soummam.

“Tout comme nous avons commencé hier à Gara Djebilet, nous commençons aujourd’hui à Bejaïa et nous commencerons demain à la mine de phosphate de Tébessa, en attendant d’autres projets”, a déclaré Ghrieb.

Impact sur l’emploi : 700 postes directs, 4000 autres indirects

Début février, le président de la République Abdelmadjid Tebboune a inauguré la ligne ferroviaire minière pour le transport du minerai de fer de Gara Djebilet, près de Tindouf, jusqu’à Oran.

Parallèlement, une autre ligne est en réalisation à l’est du pays, devant relier le gisement de phosphate de Tébessa jusqu’au port d’Annaba. 

Dans sa présentation du projet, le représentant du groupe minier public Sonarem a indiqué que la mine, qui sera exploitée par la société mixte algéro-australienne Bejaia Zinc and Lead (BzL), produira au moins 170.000 tonnes de zinc et 30.000 tonnes de plomb par an.

Des quantités qui permettront de répondre entièrement aux besoins de l’industrie nationale tout en destinant l’excédent à l’exportation.

Le gisement est considéré comme l’un des plus importants au niveau mondial avec des réserves géologiques estimées à 53 millions de tonnes, dont 34 millions de tonnes de réserves exploitables.

Son exploitation se fera par extraction souterraine. Selon les explications fournies, le processus comprend l’extraction des blocs de minerai et leur transport vers une usine de traitement afin d’augmenter le taux de concentration de zinc et de plomb. La quantité de minerai traité est estimée à 2 millions de tonnes par an.

Il s’agit d’une pierre angulaire dans la construction d’une base industrielle intégrée, fondée sur la maîtrise des chaînes de valeur, de l’exploration et de l’extraction à la transformation et à la commercialisation, dans le respect des normes de qualité et de durabilité environnementale.

Il s’agit de passer d’une logique d’exploitation traditionnelle des matières premières à une logique de transformation industrielle et de création de forte valeur ajoutée, a expliqué le groupe Sonarem.

En plus de son importance pour l’économie nationale, des retombées sur le développement économique et social de la région sont attendues du projet qui devra générer 700 emplois directs et 4.000 autres indirects.

 

 

Quel impact sur l’environnement ?

 

 

Le lancement du projet a nécessité l’intervention de plusieurs départements et organismes pour la réalisation de nombreuses infrastructures et installations nécessaires au fonctionnement de la mine.

Il s’agit de la réalisation d’un accès vers la pénétrante autoroutière de Béjaïa afin de garantir la fluidité de la circulation des véhicules, en particulier ceux destinés au transport de matériaux, d’une ligne électrique d’une puissance de 60 kV et la mise à disposition d’une zone de stockage au niveau du port de Béjaïa.

S’agissant des appréhensions suscitées quant à l’impact du projet sur l’environnement, elles ont été dissipées par les différents intervenants.

Le représentant du secteur des ressources en eau a expliqué que la superficie occupée par la mine ne dépasse pas 2 %, soit 2,3 km², du bassin hydrographique de la région, ce qui limite son impact sur les activités agricoles dans le bassin de la Soummam.

Quant aux eaux de drainage, elles seront, au cours des premières années, stockées temporairement dans l’un des barrages de surface et utilisées pour les activités de construction.

Après l’entrée de la mine en production, une station de traitement des eaux sera construite en aval de la vallée pour traiter les eaux de la mine et les eaux de surface, et éliminer les matières solides et les métaux lourds avant leur réutilisation ou leur stockage.

Autre mesure environnementale prévue, la réutilisation des résidus miniers pour combler les vides souterrains après les avoir mélangés à du ciment.

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