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L’Algérie a ajouté une couche supplémentaire à son dispositif, déjà lourd, de contrôle des opérations d’importation afin de lutter contre la surfacturation, la tricherie et préserver les réserves de change du pays.
Depuis le 8 juillet dernier avec l’instauration du Programme prévisionnel d’importation (PPI) à la suite d’une hausse vertigineuse des importations de près de 30 % durant le premier semestre 2025, le gouvernement a multiplié les mesures pour renforcer le contrôle sur le commerce extérieur.
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La dernière mesure en date a été prise par la Banque d’Algérie. Dans une note datée du mardi 7 avril et transmise aux banques de la place d’Alger, le régulateur a demandé aux banques de lui transmettre un fichier numérique détaillé et récapitulatif de toutes les opérations d’importation ayant fait l’objet d’une pré-domiciliation sur la plateforme dédiée au niveau de la banque.
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Importations : la Banque d’Algérie lance la chasse aux tricheurs
Les banques doivent communiquer à la Banque d’Algérie des informations détaillées sur l’importateur, l’origine et la nature ainsi que la valeur de la marchandise ou de la prestation de service, et les modalités de paiement ainsi que la destination des fonds. Avec cette mesure, le régulateur lance une véritable chasse aux importateurs tricheurs.
Le 30 mars, le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations a émis une nouvelle obligation à « tous les opérateurs économiques dont les programmes prévisionnels ont été approuvés dans le cadre de l’équipement et/ou dans le cadre de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) pour le premier semestre 2026 ».
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Ces opérateurs doivent « envoyer leurs factures pro forma relatives à ces programmes prévisionnels approuvés par nos services ».
Ces factures doivent être accompagnées du « nom de l’entreprise en arabe et en lettres latines ainsi que du numéro du registre de commerce », a exigé le département de Kamel Rezzig.