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« Fin de règne » : Mohammed VI affaibli, qui dirige le Maroc ?

« Fin de règne », du journaliste et universitaire Omar Brouksy, raconte la guerre du clan au Palais royal autour de la succession de Mohammed VI, l’espionnage du téléphone de Macron…

« Fin de règne » : Mohammed VI affaibli, qui dirige le Maroc ?
Mohammed VI est bien malade et cela n'échappe plus aux Marocains / Source : maroc.ma/fr pour TSA
Riyad Hamadi
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Un livre qui sort en France décrit l’ambiance au palais royal de Rabat induite par la longue maladie du roi Mohammed VI.

« Fin de règne », du journaliste et universitaire Omar Brouksy, retrace les luttes d’influence entre les différents membres de l’entourage du roi (conseillers, chefs des services de sécurité…) en prévision de l’accession au trône du prince Moulay Hassan.

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« Mohammed VI n’abdiquera pas »

Brouksy souligne d’emblée dans un entretien au journal français L’Express que Mohammed VI n’abdiquera pas. « Ça ne fait pas partie de la culture de la monarchie marocaine et des monarchies orientales. C’est exclu, à mon avis. »

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Ce qui n’empêche pas les rivalités et les positionnements de s’affûter entre les « influenceurs » qui prennent plus de place. Et cette situation où « le détenteur du pouvoir est absent ou diminué » pourrait durer longtemps, prévoit l’auteur.

Mohammed VI est bien malade et cela n’échappe plus aux Marocains qui accompagnent systématiquement l’évocation de son nom par la formule « Que Dieu le guérisse ». Mais il est toujours là, même s’il passe la majeure partie de son temps à l’étranger : aucune décision stratégique n’est prise sans qu’il ne soit informé et sans qu’il l’ait validée.

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Son entourage ne se déchire donc pas pour la prise de décision, mais pour les positionnements futurs.

« Ali El Hima et Hammouchi gardent la maison »

Selon Omar Brouksy, fin connaisseur des secrets du Palais royal de Rabat, en l’absence du Roi, c’est son conseiller et homme de confiance, Fouad El-Himma, qui gère les affaires du royaume.

On le surnomme le vice-roi, c’est lui qui « garde la maison ». Il y a aussi Abdellatif Hammouchi, le chef du renseignement, qui est « l’homme le plus informé du Maroc ». Toutefois, insiste l’auteur, malgré tout le pouvoir de ces deux hommes, les décisions stratégiques continuent à être prises par Mohammed VI.

Le même entourage perçoit comme une « menace » et une « atteinte à l’image du royaume » l’intrusion des frères Azaitar dans le palais royal.

« Ce sont encore des proches du roi qui ont téléguidé certains sites marocains pour qu’ils publient des articles hostiles aux Azaitar », révèle le journaliste.

Ces sites ont aussi attaqué Mostafa Terrab, « qui apparaît comme un des mentors du prince Hassan ».

En évoquant le prince héritier, Omar Brouksy souligne que la princesse Lalla Salma, écartée et raillée depuis son divorce en 2018 avec Mohammed VI, a réussi à « se refaire une place », notamment grâce à sa relation de « grande complicité » avec son fils.

L’espionnage du téléphone de Macron ne pouvait se faire sans l’aval du roi

Au point de peser sur les décisions et surtout les nominations du futur roi ? « On peut penser que le prince Hassan souhaitera s’entourer de personnes de confiance. On sait peu de choses de lui, hormis cet attachement à sa mère et aussi une nature qui me semble moins timide, plus à l’aise que son père », indique l’auteur de « Fin de règne ». On peut imaginer qu’il remplacera certains cadres progressivement et c’est ce sujet qui est « au centre des inquiétudes de l’entourage royal ».

Le journaliste-écrivain explique aussi pourquoi Mohammed VI associe son fils aux rencontres avec Emmanuel Macron : Il veut lui signifier que la relation avec Paris est une « relation à part ».

Sur le même sujet de la relation avec la France, Omar Brouksy livre ce qu’il sait sur l’espionnage du téléphone du président Macron via le logiciel Pegasus.

Selon lui, la DGSE a enquêté et établi que le téléphone de Macron a bien été infecté par le Maroc, mais il est difficile d’établir qui a pris cette décision. « Le principe, c’est que le roi doit être mis au courant de toutes les décisions stratégiques », dit-il, insinuant que c’est bien Mohammed VI qui a ordonné d’espionner le président français.

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