
La Chine continue de renforcer ses positions économiques en Algérie. Premier fournisseur du pays avec plus de 12 milliards de dollars d’exportations en 2025, l’Empire du milieu a raflé la mise dans les grands projets de BTP lancés par l’Algérie depuis 2000.
Les deux pays viennent de renforcer leur coopération dans la réalisation des infrastructures de base avec la création d’une société mixte entre le Groupement de travaux maritimes (GTM) qui est détenu par l’Etat et la Société chinoise d’ingénierie portuaire (CHEC). Un protocole d’accord entre les deux groupes a été signé mardi 26 mai en présence du ministre des Travaux publics et des Infrastructures, Abdelkader Djellaoui.
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Signé par les patrons des deux sociétés, cet accord porte sur la création d’une société mixte algéro-chinoise « chargée de réaliser des travaux de dragage dans les ports nationaux et tous travaux connexes », a indiqué ce ministère dans un communiqué.
Ports algériens : des investissements de 10 milliards de dollars sur 10 ans
« Ce mémorandum vise à renforcer et à développer la coopération entre les deux parties dans le domaine des travaux de dragage dans les ports nationaux, dans le but de rétablir les profondeurs standard au niveau des quais, des bassins portuaires, des chenaux de transit et des entrées de port, ce qui assurera l’utilisation optimale de ces installations vitales, améliorera leurs performances et augmentera leur rentabilité économique », a expliqué le ministère des Travaux publics. Il s’agit de donner une seconde vie aux ports algériens.
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L’Algérie est confrontée à l’épineux problème de l’envasement de ses ports, ce qui réduit leurs capacités d’accueil des navires.
En plus des ports, les barrages du pays souffrent également de ce problème. L’Algérie qui dispose de 81 barrages opérationnels pour une capacité de 9 milliards de m3, perd de précieuses quantités d’eau à cause de l’envasement de ces ouvrages stratégiques pour la sécurité hydrique du pays.
En plus du dragage de ses ports, l’Algérie a lancé d’importants investissements pour moderniser et agrandir ses ports. En 2024, lors de la création du GTM, Lakhdar Rekhroukh, alors ministre des Travaux publics, a fait état de 10 milliards de dollars de dépenses dans les infrastructures maritimes sur 10 ans.