
La campagne électorale pour les élections législatives algériennes du 2 juillet s’étalera sur trois semaines, du 9 au 28 juin, a annoncé mardi 1er juin le président par intérim de l’Autorité électorale indépendante (Anie), Karim Khelfane. Le tirage au sort pour la répartition du temps de passage des candidats aura lieu samedi 6 juin.
Dans la foulée, l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (Anirav) a rappelé à l’attention des médias audiovisuels les règles éthiques et professionnelles devant prévaloir lors de la couverture des différentes étapes du scrutin, y compris la campagne électorale. L’Autorité a brandi le recours à l’application des mesures réglementaires en cas de manquement.
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Législatives : les règles que les médias devront observer
Dans un communiqué diffusé ce mardi 2 juin, l’Anirav a insisté sur le respect par les médias nationaux des principes de pluralisme, de transparence, d’impartialité, de neutralité, d’objectivité et d’indépendance dans le traitement de l’actualité liée à l’opération électorale.
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Les médias audiovisuels sont ainsi tenus de garantir “un accès équitable” à toutes les listes, aux partis politiques et aux candidats indépendants, avec une répartition “équitable” du temps de couverture médiatique et d’expression politique.
Les médias sont également appelés à s’abstenir de diffuser “tout contenu susceptible d’influencer illicitement la volonté des électeurs”, et des discours de haine, de discrimination, d’incitation à la violence, de régionalisme ou portant atteinte à l’unité nationale, ainsi que toute forme de désinformation et de fausses nouvelles relatives au processus électoral.
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Pour la diffusion des informations relatives au taux de participation et aux résultats du scrutin, l’Anirav invite les médias à s’appuyer sur les sources officielles autorisées et vérifier rigoureusement les informations avant leur diffusion ou leur publication.
L’Anirav met en garde contre la partialité et les fausses informations
Autre rappel fait par l’Autorité, la nécessité de distinguer entre les contenus médiatiques et les contenus publicitaires, et d’observer les règles du silence électoral pendant la période légalement définie.
Les sondages d’opinion et des intentions de vote pendant les délais légaux fixés, ainsi que la diffusion de tout indicateur ou résultat partiel avant la fermeture définitive du dernier bureau de vote sont aussi prohibés. Toute utilisation des médias pour servir des intérêts politiques, idéologiques ou financiers n’est pas autorisée.
L’impartialité des programmes et bulletins d’information liés aux élections est par ailleurs requise ainsi que la prise de dispositions visant à permettre aux personnes aux besoins spécifiques de suivre la couverture médiatique des élections et ce, à travers la traduction en langue des signes ou le sous-titrage.
L’Anirav a mis en garde qu’elle veillera, “dans les limites de ses compétences”, au respect par les médias audiovisuels des règles professionnelles et juridiques encadrant le processus électoral, et qu’elle prendra “les mesures juridiques et réglementaires nécessaires en cas de constatation de tout abus ou manquement portant atteinte à l’impartialité de la couverture médiatique du scrutin législatif”. “Les médias professionnels et responsables restent un partenaire essentiel pour renforcer la confiance et consolider la pratique démocratique”, conclut l’autorité de régulation.