
Au moment où de nouvelles et graves révélations sont dévoilées sur l’implication du Maroc dans l’espionnage de dirigeants étrangers, dont le président français Emmanuel Macron, via le logiciel israélien Pegasus, la droite française détourne les regards pour s’en prendre, une nouvelle fois, à l’Algérie.
Cette fois, ce sont les déclarations faites dans un entretien à TSA publié mercredi 15 juillet par l’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, qui servent de prétexte à de nouvelles déclarations hostiles de la part des dirigeants de la droite.
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À leur tête, Bruno Retailleau, président du parti Les Républicains (LR). « Quelle tristesse de voir notre diplomatie contrainte de courber la tête à cause des renoncements du président de la République devant le régime algérien », a réagi l’ancien ministre de l’Intérieur et partisan de la ligne dure avec l’Algérie.
Avant de lister ses reproches à Stéphane Romatet : « Renoncement sur le retour des Algériens délinquants vers leur pays, renoncement sur l’équilibre des rapports entre nos deux pays, renoncement à rappeler l’emprisonnement arbitraire de notre compatriote Christophe Gleize. »
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Dans cet entretien à TSA, l’ambassadeur de France en #Algérie, Stéphane #Romatet, s’exprime sur son retour en mai dernier après plus d’une année d’absence, l’état de la relation #franco-algérienne, la question des #visas, les liens économiques et bien d’autres sujets.… pic.twitter.com/KUzEVlsTs4
— TSA Algérie (@TSAlgerie) July 15, 2026
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France – Algérie : la droite et l’extrême droite s’opposent à un retour à la normale sur les visas
Toujours à droite, François-Xavier Bellamy énumère ce que l’ambassadeur de France en Algérie aurait dû dire dans son entretien, selon lui.
D’abord sur les visas. Stéphane Romatet a indiqué qu’il travaillait pour un retour au volume d’avant-crise, quand la France délivrait en moyenne 250.000 visas aux ressortissants algériens.
La crise qui a duré près de deux ans entre les deux pays a fait baisser fortement ce chiffre et les Algériens éprouvent beaucoup de difficultés pour obtenir un visa pour la France.
« Il n’était pourtant pas compliqué d’expliquer que la France ne peut pas ouvrir ses portes aux citoyens algériens tant que leur gouvernement refuse toujours massivement de reprendre ceux qui y restent illégalement – le sujet n’est même pas évoqué… », a estimé l’eurodéputé LR, qui ne s’entend avec son chef Bruno Retailleau que sur l’Algérie.
François-Xavier Bellamy, Bruno Retailleau, la droite et l’extrême droite plaident depuis le début de la crise entre la France et l’Algérie pour un durcissement de la politique des visas vis-à-vis des ressortissants algériens.
Jordan Bardella, président du Rassemblement national (ex-Front national), le parti d’extrême droite fondé par Jean-Marie Le Pen, exprime son opposition à un « retour à la normale » de la politique des visas de la France vis-à-vis de l’Algérie.
« Dans une interview [ à TSA ], l’ambassadeur de France en Algérie annonce que notre pays souhaite délivrer 250 000 visas par an aux ressortissants algériens, malgré les provocations et la détention d’un journaliste français. Nous refusons catégoriquement cette capitulation », a-t-il écrit sur X.