
Ils étaient plus de 600 invités à assister, samedi 20 juin, à Paris, au grand gala annuel du Conseil mondial de la diaspora algérienne (CDMA).
Le Conseil, fondé en 2024 par l’ancien député européen Karim Zéribi, est en train de s’ancrer, comme en témoignent le nombre et la qualité des personnes présentes au Pavillon Royal à Paris.
A lire aussi : OQTF confirmée pour une famille algérienne installée en France depuis 2018
Il y avait en effet beaucoup d’élus locaux et nationaux en France, des cadres, des chefs d’entreprise, des avocats, des artistes, des sportifs, parmi lesquels le sénateur Ahmed Laouedj, l’ancien vice-président de Pfizer Mohand Sidi Saïd, l’ancien footballeur Noureddine Kourichi ou encore le chanteur Takfarinas…
A lire aussi : Consulats d’Algérie : avis important aux jeunes de la diaspora
“Ce gala a connu un véritable succès, confirmant ainsi l’adhésion forte de la diaspora au concept initié par Karim Zeribi le 8 mars 2024”, se félicite Farida Ghezali, présidente du CDMA, dans une déclaration à TSA, rappelant que cet espace se veut “un lieu d’influence et de convergence où se rencontrent talents, parcours et expériences de la diaspora algérienne”.
Farida Ghezali, présidente du CMDA : “La diaspora prend conscience de sa force”
Cette dynamique démontre que “la diaspora se structure progressivement et prend pleinement conscience de sa force, de sa valeur, de son potentiel et de son rôle actif tant en France qu’en Algérie”, ajoute Mme Ghezali.
A lire aussi : Crise France-Algérie et titres de séjour : « pourquoi prend-on les gens en otage ? »
En renforçant son organisation, la diaspora algérienne pourra “occuper la place qui lui revient légitimement en termes d’influence et obtenir la reconnaissance et le respect auxquels elle aspire”, assure-t-elle. Cela est d’autant plus vrai que la France, qui abrite la plus forte communauté algérienne à l’étranger, s’apprête à vivre une élection présidentielle “décisive pour son avenir, mais également pour l’avenir de la relation avec l’Algérie”.
“Notre diaspora doit peser de tout son poids afin que ces attentes soient prises en considération. Cela ne dépendra que de nous et de notre capacité à influencer les débats au cours des prochains mois et des prochaines années”, estime Farida Ghezali.
L’autre objectif du CDMA est de permettre à la diaspora de participer à l’effort de développement économique de l’Algérie. En deux ans d’existence, l’organisation a initié des dizaines de “dîners-réseaux” en France et établi une connexion avec des organisations d’Algériens aux quatre coins du monde, en Belgique, au Qatar, au Canada et même en Argentine.
“Ces partenariats sont de vrais catalyseurs pour des hommes et des femmes qui se parlent entre eux et pour lesquels les frontières n’existent pas”, explique la présidente du CMDA. Certains ont même franchi le pas d’investir en Algérie, révèle-t-elle.
Tebboune a « ouvert un couloir vert » à la diaspora algérienne
Cette mobilisation de la diaspora algérienne vient aussi en écho aux appels du président de la République. “Le président Tebboune ne cesse de réitérer ses appels aux Algériens de l’étranger. Il y a un couloir vert qui est ouvert”, souligne-t-elle.
Soulignant que le fait d’entreprendre est difficile partout dans le monde et que l’Algérie ne fait pas exception, Farida Ghezali note que, en tout cas, la diaspora a entendu les appels et beaucoup ont franchi le pas.
Le dernier appel en date du chef de l’État a été lancé dimanche 21 juin lors du Conseil des ministres. Validant la création d’un Haut conseil pour la communauté scientifique nationale à l’étranger, le président Tebboune a invité tous les scientifiques et universitaires algériens du monde entier à “participer et à contribuer au projet de développement national” et exprimé la fierté de la nation envers ses compétences où qu’elles se trouvent dans le monde.
Il s’est engagé à leur “offrir la liberté de contribuer, aux côtés de leurs homologues en Algérie, au développement du pays et à son ascension parmi les nations développées.”