
Les élections législatives algériennes du 2 juillet n’ont pas suscité une forte participation des électeurs. Le taux de participation annoncé ce lundi 6 juillet par l’Autorité électorale indépendante (Anie) s’élève à 21,24 % à l’intérieur du pays et 10,75 % dans les circonscriptions électorales à l’étranger.
Pour le diplomate Abdelaziz Rahabi, il s’agit “probablement” du taux “le plus faible depuis l’indépendance de l’Algérie”. La désaffection était “prévisible” et il ne faut pas la “réduire à des chiffres”, met-il en garde.
A lire aussi : Imane Khelif dément sa retraite et accuse son ex-manager de trahison
Faible participation aux législatives : les raisons, selon Abdelaziz Rahabi
Pour Rahabi, cela reflète “l’effritement” de la confiance des citoyens dans des institutions destinées à les représenter, à défendre leurs intérêts à travers les lois et à contrôler l’action du gouvernement.
A lire aussi : Visas diplomatiques : l’Algérie accuse la France de « mauvaise foi »
Dans son analyse, l’ancien ministre de la Communication note que le contexte est celui de l’absence de vie politique partisane, et d’une “mobilisation démesurée de la société autour des questions d’approvisionnement”.
Aussi, “nous assistons à une consolidation de l’influence des réseaux sociaux qui se sont substitués aux acteurs politiques à défaut d’en être des relais”, écrit Abdelaziz Rahabi dans un texte mis en ligne ce lundi 6 juillet sur X.
A lire aussi : L’Algérie instaure un triple contrôle des importations
“Ne pas réduire le phénomène de la désaffection électorale à des chiffres”
“Les Partis politiques ne doivent pas être réduits à la fonction d’outils électoraux mais ils doivent être considérés comme de véritables partenaires et des acteurs institutionnels indispensables à la mobilisation de la société”, plaide le diplomate, estimant que “sans eux, aucune Nation ne sera en mesure de s’élever à la hauteur de ses ambitions”.
Abdelaziz Rahabi appelle par conséquent à être “plus vigilants” et à ne pas réduire le phénomène de la désaffection électorale “à des chiffres”. Car, signale-t-il, il s’agit de “la neutralisation des principaux leviers sociaux et politique de mobilisation de l’État pour sa cohésion interne et contre les menaces extérieures”.