
Les résultats des législatives algériennes du 2 juillet 2026 sont tombés. Ils ont été annoncés ce lundi 6 juillet, quatre jours après le scrutin, par Karim Khelfane, président par intérim de l’Autorité électorale indépendante (Anie).
Les chiffres dévoilés confirment les tendances établies à partir des annonces des partis politiques.
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Législatives en Algérie : fort taux d’abstention et plus de 920 000 bulletins nuls
Le taux de participation est également presque le même que celui dévoilé par Khelfane le soir du vote. Il a très légèrement augmenté à 21,24 % à l’intérieur du pays et à 10,75 % dans les circonscriptions électorales à l’étranger. Jeudi soir, le président de l’Anie avait annoncé des taux de 20,79 % et 10,67 % respectivement.
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Sur 24,7 millions d’inscrits, 5,16 millions de citoyens se sont déplacés dans les bureaux de vote. Un nombre important de bulletins nuls a toutefois été enregistré, précisément 910.230 en Algérie et 12 630 à l’étranger. Les suffrages exprimés s’élèvent à 4 160 790 en Algérie et 79 180 à l’étranger, soit un total de 4,23 millions de voix.
Les 407 sièges de députés mis en jeu (395 pour les wilayas et 12 pour la communauté à l’étranger) ont été répartis entre 22 partis politiques et les listes indépendantes. La configuration ne change pas par rapport à l’Assemblée sortante. Une nette majorité composée de partis qui soutiennent le programme présidentiel se dégage et le chef de l’État devra nommer un Premier ministre et non un chef du gouvernement, conformément aux dispositions de la Constitution de 2020.
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Le FLN demeure la première force politique à l’Assemblée populaire nationale
Le Front de Libération nationale (FLN) conserve son rang de première force politique à l’assemblée en remportant 90 sièges (85 dans les wilayas et 5 à l’étranger). En 2021, l’ex-parti unique avait remporté 98 sièges. La meilleure remontée a été faite par le Rassemblement national démocratique (RND) qui passe de 58 sièges et d’une quatrième place en 2021 à la deuxième position en 2026, remportant 73 sièges de député, dont deux à l’étranger.
Le parti de Mondhir Bouden est suivi du Front Al Moustakbal qui fait aussi une belle percée avec 59 sièges (2 à l’étranger), contre 48 il y a quatre ans.
Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) recule d’une place et d’une vingtaine de sièges, faisant élire seulement 43 de ses candidats contre 65 en 2021. C’est le plus grand perdant de ce scrutin.
Le Mouvement El Bina de Abdelkader Bengrina a réalisé presque le même score qu’il y a quatre ans, reculant de 39 à 38 sièges.
Les indépendants, deuxième force politique en 2021, ont fortement régressé, passant de 84 à seulement 30 sièges. Le parti Sawt Al Chaâb qui a, lui, remporté 17 sièges.
Le FFS obtient 12 sièges, le RCD, le PT et Jil Jadid au bas de l’échelle
Le Front des forces socialistes (FFS) n’a pas atteint ce seuil, remportant 12 sièges. Le pari fondé par feu Hocine Ait Ahmed ne peut pas créer un groupe parlementaire.
Deux formations politiques ont remporté 6 sièges chacune. Il s’agit du Parti de la liberté et de la justice (PLJ) et Al Fadjr Al Djadid suivis, avec 5 sièges, du parti Al Karama.
Le Rassemblement pour la Culture et la démocratie (RCD) et le PJD (Parti de la justice et du développement) ont obtenu chacun quatre sièges, tandis que Jil Jadid, TAJ et le Parti des Travailleurs (PT) se contentent de trois sièges chacun.
Le parti de l’Unité nationale et du développement et Ennahda ont fait élire deux de leurs candidats. Le reste des partis représentés dans la future Assemblée, avec un seul député chacun, sont le Parti du renouveau algérien (PRA), l’Alliance nationale républicaine (ANR), le Front de l’Algérie nouvelle, le Front de la bonne gouvernance et le Front des citoyens libres.
À noter l’élection, sur un total de 407 députés, de 312 universitaires, 128 jeunes et 23 femmes.