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L’Algérie remplace l’anglais par le français au primaire : l’avis d’un spécialiste

L’Algérie a décidé de remplacer le français par l’anglais à la 3e année primaire dès la rentrée scolaire 2026-2027. Un spécialiste donne son avis sur cette décision.

L’Algérie remplace l’anglais par le français au primaire : l’avis d’un spécialiste
L'Algérie supprime le français de la 3e année primaire :  « Un tournant » | Par Fokasu Art / Adobe Stock
Rafik Tadjer
Durée de lecture 2 minutes de lecture
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Le remplacement progressif du français par l’anglais dans le système éducatif algérien se poursuit. Quatre ans après l’introduction de la langue de Shakespeare dans le primaire, elle devient la première langue étrangère enseignée dans ce cycle.

L’Algérie a franchi samedi 25 juillet 2026 un pas de plus dans l’enseignement de l’anglais. A partir de la rentrée scolaire 2026-2027, la langue anglaise sera enseignée dès la troisième année primaire au lieu du français qui ne sera désormais enseigné qu’à partir de la 4e année, a annoncé le ministre de l’Education nationale Mohamed Seghir Sadaoui. 

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“Nous avons décidé d’enseigner l’anglais en 3e année primaire, et le français (avec la langue anglaise) à partir de la 4e année. En 3e année primaire, seule la langue anglaise sera enseignée. Nous allons renforcer l’enseignement de l’anglais au lycée”, a indiqué le ministre en conférence de presse.

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Le français supprimé de la 3e année primaire en Algérie : l’avis du pédagogue Ahmed Tessa

 

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Cette mesure a suscité une polémique sur les réseaux sociaux, entre ceux qui la défendent et ceux qui la critiquent. Pour Ahmed Tessa, spécialiste des questions pédagogiques, le remplacement du français par l’anglais en 3e année primaire est un « tournant » dans l’enseignement de ces deux langues étrangères.

Auteur d’un ouvrage sur la place de la langue française en Algérie intitulé “L’impossible éradication : l’enseignement du français en Algérie”, Ahmed Ahmed estime que des problèmes ne manqueront pas de s’écouler de cette nouvelle décision du gouvernement.

Selon lui, les enseignants de français vont se retrouver en surnombre et auront un volume horaire de moins de 10h d’enseignement par semaine et un nombre moins élevé de classes.

Ahmed Tessa pointe aussi le manque de « formation pélagique » des nouveaux enseignants d’anglais. L’enseignement de la langue de Shakespeare risque d’être « inefficace », estime-t-il. 

Aussi, vouloir supprimer l’enseignement du français en Algérie, “c’est s’isoler de l’Afrique et du Maghreb francophones” et c’est provoquer “une rupture avec les enfants des millions d’Algériens expatriés en France, en Belgique, au Québec…”, estime M. Tessa.

Celui-ci trouve urgent de “repenser toute la réforme de 2002” et d’ “éloigner l’idéologie de l’école” comme, rappelle-t-il, l’avait souhaité le président de la République à plusieurs reprises.

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