
Le Premier ministre Sifi Ghrieb a inauguré, ce mercredi 5 août, une usine de production de plaquettes et de garnitures de frein à Reghaïa dans l’Est d’Alger pour 125 modèles automobiles, dont des Fiat, des Opel, des BMW.
Exploitée par la Société de maintenance de l’Est (SME), filiale du groupe public GICA, cette unité vise à couvrir jusqu’à 30 %, voire 40 % du marché national.
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L’usine est implantée sur l’ancien site de Cima Motors, propriété de l’homme d’affaires Mahieddine Tahkout qui purge une lourde peine de prison après avoir été condamné pour corruption. Confisqué puis récupéré par l’État, il a été repris afin d’y développer une activité de fabrication de pièces automobiles.
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Selon Debbache Abdelaziz Malek, directeur général adjoint de la Société de maintenance de l’Est, l’unité a été officiellement récupérée le 17 mai 2026. Dès le 2 juillet, l’ensemble de la chaîne de production était remis en service.

Le Premier ministre Sifi Ghrieb a inauguré, ce mercredi 5 août, une usine de production de plaquettes et de garnitures de frein
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L’usine est implantée sur l’ancien site de Cima Motors
Une capacité de 1,5 million de plaquettes de frein par an
L’usine s’étend sur une superficie de 4.300 m², répartie sur trois niveaux de production, soit environ 1.430 m² par niveau. Aujourd’hui, le site peut produire 1.500 jeux de plaquettes par jour et par équipe, soit une capacité annuelle de 1,5 million de plaquettes.
« Lors de la récupération du site, 90 % des machines n’étaient pas opérationnelles. Aujourd’hui, toute la chaîne de production est remise en marche », explique à TSA Debbache Abdelaziz Malek.
Selon lui, il reste désormais à réceptionner les matières premières, à constituer les stocks et à obtenir l’homologation des produits ainsi que la certification du procédé de fabrication.
Concernant les matières premières, le Premier ministre Sifi Ghrieb a assuré que l’Algérie privilégiera les meilleurs standards de qualité.
« Nous serons exigeants sur la qualité des matières premières, le procédé de fabrication et son application. Ce sera notre priorité », a-t-il déclaré. « Nous allons faire en sorte de faciliter la mise en place. »
D’après la fiche technique du projet, l’usine utilise une technologie allemande et un procédé de fabrication intégrant plusieurs contrôles qualité, de la préparation des matières premières jusqu’au conditionnement des produits. Le procédé de fabrication repose également sur un système d’économie d’énergie (« Saving Energy »).

L’usine utilise une technologie allemande et un procédé de fabrication intégrant plusieurs contrôles qualité.

Confisquée puis récupérée par l’État, l’usine a été reprise afin d’y développer une activité de fabrication de pièces automobiles.
Une usine pour produire 125 modèles de plaquettes de frein
La gamme de production comprend 125 modèles de plaquettes pour véhicules légers, notamment pour les marques Fiat, Opel, BYD, Audi et BMW, ainsi que 20 modèles pour les poids lourds, dont Mercedes et MAN. À terme, le projet devrait générer 150 emplois directs et indirects. « L’effectif direct de la chaîne de production est d’environ 60 employés », a précisé le DG adjoint de la SME.
Dans un premier temps, la production sera destinée aux usines de montage automobile et au marché de l’après-vente en Algérie. L’objectif est de couvrir 30 % du marché national. Le montant de l’investissement s’élève à 2,5 milliards de dinars.
Selon Sifi Ghrieb, cette unité contribuera à réduire les importations, à augmenter le taux d’intégration locale et à renforcer la filière mécanique nationale. Une fois la demande nationale satisfaite, la société envisagera d’exporter sa production.

L’usine utilise une technologie allemande et un procédé de fabrication intégrant plusieurs contrôles qualité
« À l’heure actuelle, nous estimons pouvoir couvrir entre 30 % et 40 % des besoins du marché national, avec l’ambition d’aller bien au-delà dans les prochaines années », a indiqué le directeur général adjoint de la SME.
En marge de cette inauguration, deux accords de partenariat ont été signés par Samir Ben Maïza, PDG de la Société de maintenance de l’Est (SME). Le premier a été conclu avec Raoui Beji, PDG de Fiat El Djazaïr (Stellantis Algérie), tandis que le second a été signé avec Ali Maameri, PDG d’Ide-net Algérie.
Ces conventions visent à développer la sous-traitance industrielle, à renforcer l’intégration locale et les partenariats économiques, ainsi qu’à favoriser la commercialisation du produit national.