
L’eau minérale coûte plus cher en Algérie. En plein été, période durant laquelle la demande augmente considérablement, des producteurs ont procédé en catimini à une hausse des prix de ce produit de large consommation.
Cette hausse suscite des interrogations. Ce mercredi, le géant algérien des boissons Ifri a rompu le silence pour donner les raisons. Il a annoncé un « ajustement limité de ses tarifs à hauteur de 2 dinars TTC par bouteille 1,5 L ».
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Ifri explique que, comme l’ensemble des acteurs de la filière des eaux minérales, il fait « face à une hausse significative du coût des matériaux et composants nécessaires au conditionnement de ses produits et ce à l’échelle internationale ».
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IFRI a indiqué avoir « choisi de limiter cet ajustement tarifaire à 2 dinars TTC par bouteille 1,5 L, en prenant à sa charge une part importante des surcoûts afin de préserver autant que possible le pouvoir d’achat des familles algériennes ».
Hausse des eaux minérales en Algérie : Ifri recommande un fardeau entre 240 et 250 DA TTC
Dans cette démarche de « transparence », IFRI recommande à ses partenaires distributeurs et détaillants un « prix consommateur du fardeau compris entre 240 et 250 dinars TTC maximum pour le fardeau de 6 bouteilles 1,5 L ». Cette recommandation est destinée à freiner la spéculation déjà en cours sur les prix des eaux minérales.
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Contactée par TSA, l’Association de producteurs de boissons (Apab) n’a pas souhaité répondre à nos questions alors que certaines marques d’eau minérale n’ont pas augmenté leurs prix.
Profitant de la situation, certaines marques et des distributeurs ont augmenté considérablement les prix jusqu’à 280 dinars le fardeau de six bouteilles. Sur le marché de détail, le prix d’une bouteille d’eau minérale coûte 45 dinars l’unité alors qu’elle est devenue un produit incontournable pour les Algériens en raison de la rareté de l’eau de robinet dans certaines régions du pays et de la qualité de celle-ci.
Si l’eau de robinet est traitée et ne présente aucun danger pour les consommateurs, son stockage dans les bâches d’eau et les citernes qui garnissent les immeubles du pays ne répondent pas aux normes et sa qualité se retrouve détériorée.