
Tout est bien qui finit bien pour la brillante étudiante algérienne en médecine qui faisait l’objet d’une procédure d’expulsion en France. Rania Ameur (23 ans), étudiante algérienne en médecine à l’université de Lille, menacée d’expulsion depuis le 4 août dernier, peut enfin pousser un ouf de soulagement.
L’OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) qui pendait, comme une épée de Damoclès, au-dessus de sa tête, n’est plus qu’un mauvais souvenir puisqu’elle vient d’obtenir un titre de séjour l’autorisant à poursuivre ses études tranquillement, en quatrième année de cardiologie, dès septembre prochain.
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D’OQTF à titre de séjour : une brillante étudiante algérienne en médecine évite l’expulsion
Un titre de séjour, renouvelable à chaque nouvelle année universitaire, a finalement tranché le préfet du Nord, suite à la pétition lancée en ligne, à l’initiative de Patrice Vergriete, ancien ministre et président de la communauté urbaine de Dunkerque, et de Régis Bordet, le président de l’Université de Lille et qui a recueilli plus de 15 000 signatures.
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Une « aberration totale » avait également commenté Bernard Champagne, président de la Ligue des droits de l’Homme de Dunkerque, qui a apporté son soutien inconditionnel à la jeune étudiante algérienne.
L’OQTF avait ébranlé Rania. Elle avait interprété cette décision administrative « comme une grande violence, une humiliation même » comme l’a rapporté le quotidien La Voix du Nord. La jeune femme, qui a posé ses valises, à Dunkerque, avec ses parents, à l’âge de 15 ans, rappelle qu’elle est rentrée en France légalement, avec un visa et non en traversant la Méditerranée à la nage.
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Un parcours sans faute
Rania Ameur a toujours été une élève assidue. Après avoir décroché son bac avec mention dans un lycée privé à Dunkerque, elle se lance avec brio dans une licence de psychologie. L’étudiante ne s’arrête pas en si bon chemin et passe le concours d’entrée en médecine. Classée 96e sur 1000 étudiants, elle rejoint les bancs de l’université de médecine à Lille et endosse, dans la foulée, le costume de présidente des étudiants de ce campus.
Déterminée à aller au bout de ses rêves, la brillante étudiante obtient une « bourse d’engagement » de la Communauté urbaine de Dunkerque. Un mécanisme mis en place pour lutter contre la désertification des hôpitaux. Contre rétribution, le futur médecin s’engage à exercer son métier, pendant au moins cinq ans, dans le Dunkerquois.
Dans trois semaines, l’étudiante commencera son stage d’externe en médecine au CHU, qui lui permettra de poursuivre sereinement ses études de cardiologie et de contribuer à pallier le manque de médecins spécialistes dans la région.