
Une étudiante algérienne, en quatrième année de médecine à la faculté de médecine de Lille, dans le Nord de la France, risque l’expulsion après avoir reçu une OQTF le 4 août dernier. Un courrier qui remet totalement en question ses perspectives d’avenir.
Rania Ameur est en pleine tourmente. Et pour cause ! L’étudiante algérienne ignore si elle va pouvoir rester dans l’Hexagone.
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Titre de séjour : une brillante étudiante algérienne en médecine menacée d’expulsion
Arrivée à l’âge de 15 ans, à Dunkerque, avec ses parents, elle poursuit avec succès ses études au lycée Notre-Dame-Des-Dunes. À 18 ans, elle sollicite un titre de séjour à la préfecture du Nord, mais sa demande est rejetée.
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Après une licence en psychologie, Rania décide d’opter pour un autre domaine. Elle passe le concours de médecine et se classe 96e sur 1000 candidats. Parallèlement à ses études, la jeune fille est active comme bénévole secouriste à la Croix-Rouge de Lille. L’étudiante est parfaitement intégrée et ne se voit pas vivre ailleurs qu’en France.
En quatrième année de médecine, elle choisit la cardiologie comme spécialité. Début juillet, Rania réitère une demande de titre de séjour, mais le 4 août dernier, à trois semaines de son externat, c’est le coup de massue : un courrier du sous-préfet de Dunkerque lui signifie son OQTF (obligation de quitter le territoire français), rapporte La Voix du Nord.
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Cette mauvaise nouvelle vient bouleverser tous ses projets. C’est la panique, d’autant plus que la reprise des cours est dans trois semaines. C’est la double peine pour Rania, promise à une situation précaire. « L’externat est une activité salariée. Sans titre de séjour, il m’est interdit d’avoir une activité salariée », déplore Rania, citée par le même journal.
Une OQTF malgré la pénurie de médecins
Pourtant, l’étudiante fait partie des bénéficiaires d’une bourse d’engagement de la communauté urbaine de Dunkerque (CUD). Dans le cadre de ce dispositif, le futur médecin s’engage, en contrepartie d’un soutien financier, à exercer durant cinq ans dans la région de Dunkerque. Ce système a été mis en place pour lutter contre les déserts médicaux.
Un mouvement de solidarité s’est spontanément créé autour de l’étudiante algérienne. Une pétition de soutien a été lancée, et la Ligue des droits de l’Homme a décidé de l’accompagner dans ses démarches.
Patrice Vergriete, président de la communauté urbaine de Dunkerque, a pris le dossier en main en se rapprochant des services compétents pour demander un réexamen de la situation de Rania Ameur. Mettant en avant l’excellence du parcours de l’étudiante algérienne, ainsi que la pénurie criante de médecins, il espère que l’OQTF sera annulée.
Quant à la jeune fille, elle a décidé d’introduire un nouveau recours auprès du tribunal administratif concerné.