
Qu’il s’agisse de transporteurs de bus ou de commerçants, le non-respect des lois est monnaie courante chez certains, devenus les rois de la triche.
Les conducteurs de bus n’en ont font qu’à leur tête : surcharge, excès de vitesse, absence de tickets, utilisation du téléphone portable au volant, conduite sous psychotropes…
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En dépit des derniers accidents tragiques de bus où 44 personnes ont perdu la vie entre le 31 juillet et le 16 août, les chauffeurs de ces moyens de transport en commun continuent de défier les lois. Aucune leçon n’a été retenue.
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Quant aux commerçants, ils volent à tire-larigot : défaut d’affichage des prix, spéculation, augmentation sauvage des prix… Les maîtres de l’entourloupe ont décidé de devenir milliardaires en un temps record, foulant au pied la réglementation, et ce, sur le dos des consommateurs.
Trop c’est trop !
Tous les jours, les forces de l’ordre arrêtent des conducteurs de bus qui enfreignent la loi. Guidés uniquement par la recherche du profit, ces chauffards remplissent leur véhicule jusqu’à l’asphyxie, ne donnent aucun ticket aux passagers, conduisent à toute berzingue, et slaloment téléphone collé à l’oreille.
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Certains prennent le volant sous l’effet des stupéfiants. Aucune justification n’est acceptable pour ces comportements dangereux qui mettent en danger la vie des passagers qu’ils transportent et celle des usagers de la route.
Dans les marchés et les supérettes, les commerçants sont devenus les champions de la spéculation. Certains produits ont récemment connu une flambée vertigineuse à l’instar de l’eau minérale et de la banane.
Eau minérale et banane, la folie honteuse des prix
La flambée récente des prix de l’eau minérale interroge les citoyens, d’autant plus qu’elle intervient en pleine saison estivale. D’importants écarts de prix ont été constatés partout en Algérie. Dans la capitale, les packs de 6 bouteilles d’un litre et demi se vendent entre 260 et 280 DA, selon les supérettes.
Et quand le client achète une seule bouteille, le commerçant en profite pour arrondir le prix vers le haut, prétextant qu’il n’a pas de petite monnaie. Par cette entourloupe, sur chaque fardeau de 6 bouteilles, il se met 20 DA supplémentaires dans la poche sans coup férir, quand il vend à l’unité.
Et quand l’eau vient à manquer en raison de la hausse de la consommation et d’autres facteurs liés à l’approvisionnement en pièces de rechange et en électricité, des commerçants sautent sur l’occasion pour augmenter les prix.
La banane ! Le fruit qui fait couler beaucoup d’encre en ce moment !
Vendu il y a quelques mois, autour de 400 DA le kilo, ce fruit d’importation a triplé de prix caracolant à 1300 DA le kg dans certains magasins.
Pour échapper aux contrôles, des commerçants véreux ont trouvé la parade : ils le dissimulent dans l’arrière-boutique et le vendent à la demande, réalisant ainsi des marges astronomiques.
Hygiène et non respect de la chaîne du froid
Dans de nombreux fast-foods, l’hygiène est déplorable, comme en témoignent les différentes campagnes de contrôle menées par les agents du ministère du Commerce intérieur.
Chez certains bouchers, la viande est parfois hachée à l’avance et exposée sans réfrigération, favorisant les risques d’intoxication chez les consommateurs. Dans de nombreuses supérettes, certains produits laitiers sont laissés en dehors des vitrines réfrigérées.
Dans les rayonnages, les produits sont présentés sans affichage des prix. Une infraction à la réglementation.
Les services de contrôle redoublent d’efforts pour encadrer le marché et sanctionner les contrevenants, mais certains commerçants ne reculent devant rien pour s’enrichir sur le dos du citoyen et de l’État puisque pour les impôts, ils sont passés maîtres dans l’optimisation fiscale, en déclarant peu pour ne pas payer ce qu’il faut au fisc. Cependant, l’étendue de la spéculation et la non-conformité aux lois en vigueur constituent un défi de taille.