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Noureddine Melikechi : « J’ai trouvé une ressemblance entre le Tassili N’Ajjer et Mars »

Dans ses travaux sur Mars, Noureddine Melikechi, chercheur algérien à la NASA, a trouvé des ressemblances entre une région en Algérie et la planète rouge.

Noureddine Melikechi : « J’ai trouvé une ressemblance entre le Tassili N’Ajjer et Mars »
Noureddine Melikechi, chercheur algérien à la NASA/Source: DR
Merzouk A
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Le chercheur algérien installé aux États-Unis, Noureddine Melikechi, est revenu sur son initiative de donner les noms de trois célèbres parcs algériens à des régions de la planète Mars.

« Je fais partie d’une équipe scientifique qui travaille sur la planète Mars. Le premier projet, c’était Curiosity et le deuxième, Perseverance. Mais j’ai surtout travaillé sur Curiosity. Quand j’ai commencé à travailler et à apprendre de mes collègues, j’ai trouvé une ressemblance pertinente entre le Tassili N’Ajjer en particulier et certaines régions de la planète Mars », a expliqué le célèbre chercheur algérien à la NASA dans un entretien à RFI, diffusé vendredi 21 août.

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Cette ressemblance l’a interpellé et il s’est dit « pourquoi ne pas donner des noms de parcs algériens à des parties de la planète Rouge ? » et ses collègues scientifiques ont voté en faveur de cette proposition.

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Noureddine Melikechi a porté son choix sur le Tassili N’Ajjer dans le Sahara, le Djurdjura en Kabylie et le Ghoufi dans les Aurès.

 « C’était aussi pour rendre hommage au pays qui m’a formé et à ces parcs naturels, mais aussi surtout pour attirer l’attention sur les parcs naturels qui existent en Algérie et partout dans le monde pour les protéger. C’est un trésor universel qu’on devrait protéger et garder pour les générations futures », soutient-il.

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Recherche scientifique aux États-Unis : le constat de Melikechi

Melikechi s’est exprimé aussi sur l’offensive de l’administration de Donald Trump contre les milieux scientifiques et universitaires, ainsi que sur la menace de cette politique sur l’avenir de la science dans le pays de l’Oncle Sam.

Invité vendredi 21 août sur RFI, le chercheur algérien à la NASA, qui fait partie du programme martien de l’agence américaine, a expliqué comment les scientifiques vivent les coupes budgétaires imposées par l’administration américaine sur la recherche scientifique.

Noureddine Melikechi : les chercheurs étrangers sont « un peu l’oxygène de la recherche aux États-Unis »

« Au début, ça a été très compliqué », dit-il, précisant qu’il ne s’agit pas seulement de coupes budgétaires, car cela concerne aussi la question des visas pour les étudiants étrangers. « Comme vous le savez, 50 % des chercheurs dans les sciences, l’ingénierie, l’informatique sont nés à l’étranger », souligne le doyen du Kennedy College of Sciences de l’université du Massachusetts à Lowell.

Pour lui, les chercheurs étrangers sont « un peu l’oxygène de la recherche aux États-Unis. Et quand on coupe cet oxygène, la recherche prend un coup ». Il trouve que l’offensive menée par Trump « n’a aucun sens », car c’est justement la recherche scientifique qui a fait la force des États-Unis.

Toutefois, le chercheur algérien affirme que depuis deux ans environ, des universitaires se sont dressés contre cette politique et les coupes budgétaires, « et on voit que ça commence petit à petit à se corriger un peu ».

Melikechi trouve que la politique « America First » de Donald Trump met effectivement en danger la coopération scientifique internationale des universités et centres de recherche américains.

« Il ne faut pas qu’il y ait de frontière dans la science »

« La science est universelle, il faut qu’on le comprenne. Il ne faut pas qu’il y ait de frontière, car c’est ce qui fait la force de l’humanité. On peut utiliser la science pour des choses très bonnes, comme découvrir des traitements contre les maladies… », a encore déclaré le scientifique algérien.

De son point de vue, quel que soit le pays, « la science est universelle. On gagnerait tous à ce que les scientifiques travaillent ensemble », insiste-t-il, regrettant l’existence d’un recul dans ce domaine aux États-Unis. « Mais en même temps, il y a une force de résistance à ce mouvement ».

Concernant la concurrence féroce menée actuellement par la Chine dans le domaine de la recherche, le chercheur algérien indique qu’on ne peut pas dire que tout est noir aux États-Unis. Mais il trouve que le « progrès immense en Chine est plutôt positif ».

« Je trouve très positif que des pays investissent dans la science. Actuellement, 30 à 31 % des publications dans les revues les plus spécialisées viennent de Chine, alors que ce n’était pas le cas il y a quelques années », ajoute-t-il.

Selon lui, cela montre qu’il y a un effort considérable qui fait que la Chine vient petit à petit côtoyer les États-Unis en tête du classement des pays qui investissent dans la recherche et dans les sciences.

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