
Le directeur du Bureau central d’investigation judiciaire marocain (BCIJ), Abdelhak El Khiame, a critiqué, dans un entretien accordé à France 24, le manque de collaboration des autorités algériennes en matière de lutte contre le terrorisme.
« En ce qui concerne le voisin algérien, je fais porter la responsabilité à l’administration algérienne », a déclaré Khiame durant l’entretien, affirmant en outre qu’une centaine d’indépendantistes sahraouis localisés dans la région de Tindouf auraient rejoint les rangs de l’État islamique.
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Ce n’est pas la première fois que le chef de l’antiterrorisme marocain critique les efforts de coopération de l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme. « L’absence de coopération et de coordination avec nos voisins algériens constitue une opportunité pour l’installation d’organisations terroristes dans la région », avait-il déjà déclaré en mars dernier dans un entretien accordé au quotidien L’Économiste.
En décembre 2016, Albdelhak Khiame qualifiait de « piètre », voire d’ « inexistante » la coopération dans la lutte contre le terrorisme. « L’Algérie refuse de coopérer avec nous. Pourtant, les périls qui menacent aujourd’hui de frapper la région sont transfrontaliers. Il est donc important de collaborer. À mon avis, il existe tout un effort à déployer au niveau interarabe et pas seulement à l’échelle du Maghreb », estimait-il dans un entretien accordé à l’agence marocaine MAP.
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