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Un chef d’entreprise dénonce le taux d’imposition élevé des PME en Algérie

Le président du Cluster mécanique de précision, Adel Bensaci, a plaidé ce dimanche pour un allègement de la fiscalité des PME. « Le taux moyen d’imposition des PME en Algérie…

Un chef d’entreprise dénonce le taux d’imposition élevé des PME en Algérie
Mounir Acef
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Le président du Cluster mécanique de précision, Adel Bensaci, a plaidé ce dimanche pour un allègement de la fiscalité des PME. « Le taux moyen d’imposition des PME en Algérie est de 65%, ce qui est beaucoup par rapport à la moyenne mondiale qui est de 40% », a-t-il indiqué lors de l’émission, Invité de la rédaction, de la Chaîne III de la Radio nationale.

« Si on veut que l’argent de l’économie informelle rentre dans le formel, il faut des incitations et des prises de décisions fortes et courageuses », a-t-il soutenu.

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M. Bensaci, qui dirige la société Someni, basée à Jijel, affirme que l’Algérie est en retard dans le domaine de la sous-traitance. « Actuellement, nous avons environ 900 entreprises spécialisées dans la sous-traitance, c’est-à-dire 10% des PME en Algérie, ce qui est très faible. En Tunisie, ce taux est de 20% et au Maroc, il est de 28% », a-t-il comparé.

Estimant à 8 milliards de dollars la facture d’importation des pièces de rechange, M. Bensaci a plaidé pour la mise en place d’une série de mesures « rapides » allant dans le sens du développement de la sous-traitance.

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« Pour tout achat d’équipements,  il faut que l’Algérie soit à même de réclamer dans tous les cahiers de charges des mesures de compensation industrielle par les fournisseurs, que ce soit de l’intégration de pièces à l’export ou l’intégration de la sous-traitance et de la maintenance industrielle localement », a préconisé le patron de la société qui a fourni des pièces pour l’Airbus A380.

Pour ce qui est de l’automobile, M. Bensaci a déploré l’absence de « visibilité » et de « vision stratégique » quant au développement de la sous-traitance dans ce domaine.

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Dans ce sillage, le président du Cluster mécanique de précision a rappelé que l’industrie automobile « se nourrissait du volume (de fabrication) » dans tous les pays. Faute de quoi, elle ne connaîtra aucun essor. « Si on est là uniquement pour satisfaire le besoin national, on n’y arrivera pas », a-t-il prévenu. « Il faut une stratégie à l’export pour atteindre ces volumes qui permettront au marché d’être attrayant pour les sous-traitants », a-t-il ajouté.

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