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La Banque d’Algérie publie son dernier rapport sur l’évolution économique et monétaire en Algérie

La Banque d’Algérie a établi son rapport annuel sur l’évolution économique et monétaire en Algérie pour l’année 2016. Le taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB) de l’Algérie s’est…

La Banque d’Algérie publie son dernier rapport sur l’évolution économique et monétaire en Algérie
© Anis Belghoull / NEWPRESS
Aicha Merabet
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La Banque d’Algérie a établi son rapport annuel sur l’évolution économique et monétaire en Algérie pour l’année 2016. Le taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB) de l’Algérie s’est établi à 3.3%, en baisse par rapport à l’année 2015 lorsqu’il s’est établi à 3.7%. En valeur, le PIB de l’Algérie est estimé à 17.406 milliards de dinars en 2016, indique le rapport dont TSA détient une copie.

Agriculture : des richesses produites estimés à 2140 milliards

La croissance économique de l’Algérie a été principalement portée par les hydrocarbures, avec un taux de croissance de ce secteur estimé à 7.7% (contre 0.2% en 2015). La croissance économique hors-hydrocarbures s’est quant à elle établie à 2.5% en 2016, alors qu’elle s’était établie à 5% en 2015. Dans le détail, le secteur agricole a connu une croissance de 1.8% en 2016, contre 6% l’année d’avant, avec un flux de richesses produites estimé à 2140 milliards de dinars représentant 16.4% de la valeur ajoutée de la sphère réelle, explique la Banque d’Algérie.

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La valeur ajoutée du secteur BTPH s’est établie à 2069 milliards de dinars en 2016, représentant un taux de croissance de 5% du secteur par rapport à l’année précédente. Le secteur des services marchands et non marchands a connu une croissance de 2.4%, avec 7856 milliards de dinars de valeur ajoutée. L’activité industrielle a quant à elle connu une croissance de 3.8%, générant seulement 975 milliards de dinars de valeur ajoutée, représentant 5.6% de l’ensemble de la valeur ajoutée « loin derrière les autres secteurs d’activité qui génèrent tous, de 12% à 28% du flux annuel de richesse produite », indique la Banque d’Algérie. La production industrielle publique a pour sa part connu une croissance à 1.8%.

Le taux de chômage en Algérie s’est établi à 10.5% en 2016, représentant 1.27 million de personnes, indique le rapport de la Banque d’Algérie. Les jeunes de la tranche d’âge 16 – 24 ans sont les plus touchés par le chômage, avec un taux estimé à 26.7%.

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L’inflation en hausse, les produits réglementés touchés

L’inflation a atteint en 2016 un taux de 5.8% au niveau national, et 6.4% au niveau du Grand Alger, indique la Banque d’Algérie. Quatre des huit groupes de produits (alimentation, habillements et chaussures, transport et divers) ont compté pour un poids cumulé de 75% dans l’indice global des prix à la consommation, affirme le rapport.

Les produits réglementés, comprenant 14 produits dont 6 alimentaires, ont pour leur part connu une hausse de 7.3% en 2016. Parmi eux, les prix de l’électricité et du gaz ont augmenté de 12.8%, ceux de l’essence de 35.9% et les prix du transport par taxi de 27.8%. Les produits alimentaires réglementés ont en parallèle connu une progression plus modérée, augmentant de 3.7% en 2016. À noter toutefois que les prix de la farine ont connu une hausse de 22.9% l’an dernier.

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Les importations toujours aussi élevées

Les exportations d’hydrocarbures se sont établies à 27.92 milliards de dollars en 2016, contre 33.08 milliards en 2015, indique le rapport de la Banque d’Algérie. Les exportations de biens hors hydrocarbures se sont établies à 1.39 milliard de dollars. Elles se sont concentrées sur trois catégories de biens, à savoir les engrais minéraux ou chimiques azotés, les ammoniacs anhydres et les sucres. Ces derniers ont représenté 72% du total des exportations hors hydrocarbures.

Dans le même temps, les importations se sont établies à 49.44 milliards de dollars en 2016, contre 52.65 milliards en 2015 et 59.67 milliards en 2014. Les importations d’équipements industriels ont représenté la part la plus importante des importations, avec 14.71 milliards de dollars soit 29.8% du total. Les équipements industriels sont suivis par les importations de produits semi-finis, qui ont atteint 10.97 milliards de dollars en 2016 (22.2% du total), et de biens de consommation non alimentaires, qui ont atteint 7.9 milliards de dollars (16% du total). Les importations de biens alimentaires ont pour leur part coûté 7.86 milliards de dollars en 2016 (15.9% du total).

Le déséquilibre entre les importations et les exportations ont mené à un déficit de la balance commerciale pour l’Algérie de 20.13 milliards de dollars en 2016. Par conséquent, les réserves de change de l’Algérie se sont établies à 114.14 milliards de dollars à fin de 2016. Elles étaient à 178.94 milliards de dollars à fin décembre 2014.

« La persistance du choc externe pourrait rapidement éroder la résilience de la position extérieure de l’Algérie, d’autant que le niveau des importations demeure élevé et constitue un risque additionnel pour la balance des paiements extérieurs sur le moyen terme. Ce niveau, désormais, insoutenable des importations de biens et services milite pour une maîtrise du niveau de l’absorption domestique », avertit la Banque d’Algérie dans son rapport.

La dette extérieure de l’Algérie s’est quant à elle établie à 3.85 milliards de dollars à fin 2016, en hausse par rapport à 2015 lorsqu’elle s’établissait à 3.02 milliards de dollars.

Expansion monétaire « très faible » en 2016

L’expansion de la masse monétaire s’est limitée à un « très faible » taux (0.8%) en 2016, « et ne semble pas être à l’origine de la hausse de l’inflation », estime la Banque d’Algérie. « Contrairement à l’année 2016 où la faible croissance de [la masse monétaire] résultait, en partie, de la forte diminution des dépôts du secteur des hydrocarbures, en 2016, elle est induite par la baisse des dépôts des secteurs hors hydrocarbures », explique le rapport.  Le taux de change effectif nominal du dinar s’est pour sa part déprécié de 5.8% en 2016.

7907 milliards de dinars de crédit ont été distribués par les banques durant l’année 2016. Sur ce montant, 3962 milliards de dinars de crédit ont été accordés par les banques au secteur public, tandis que 3955 milliards ont été accordés au secteur privé. Les banques publiques ont accordé 87.6% du total des crédits distribués, tandis que les banques privés ont accordé de manière écrasante des crédits au secteur privé (973 milliards de dinars, contre 9.5 milliards de dinars au secteur public).

Sur les 7907 milliards de dinars de crédit distribués, 1914 milliards ont été des crédits à court terme tandis que 5993 milliards ont été des crédits à moyen et long terme. Les crédits hypothécaires ont quant à eux représenté 483 milliards de dinars à fin 2016.

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