
Dans son traditionnel message aux travailleurs algériens à l’occasion de la célébration de la Fête du Travail, le président Abdelmadjid Tebboune s’est exprimé sur le maintien des subventions et des transferts sociaux qui s’élèvent à 46 milliards de dollars dans la Loi de finances 2026.
Le chef de l’Etat a d’abord rappelé les « décisions importantes » à caractère social prises depuis l’annonce de la première revalorisation salariale en 2022, dans le cadre d’une série d’augmentations et de mesures visant à « améliorer la situation de larges franges de la société ».
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Il a cité l’allocation chômage, l’allocation de la femme au foyer, l’allocation des personnes aux besoins spécifiques, la bourse universitaire, la prolongation du congé de maternité, l’augmentation du Salaire national minimum garanti (SNMG) et, de « manière automatique », du seuil minimum des pensions de retraite, et exonération fiscale pour les bas revenus.
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Il a également rappelé les décisions et les autres mesures dont le monde du travail perçoit les « effets positifs sur le niveau de vie » et qui placent l’Algérie parmi les Etats assurant la « meilleure couverture et protection sociale ».
Tebboune a trouvé « une économie au bord de l’effondrement »
« Je tiens à assurer que l’Etat continue d’assumer la charge des transferts sociaux et de soutenir les produits de large consommation », a-t-il dit. Enchaînant, il a appelé le gouvernement à la « vigilance, à la fermeté et à la mobilisation des mécanismes juridiques et réglementaires de lutte contre la spéculation, les fluctuations injustifiées des prix et la rareté provoquée, qui pèsent sur les familles, et ce, afin de préserver le caractère social de l’Etat. »
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Comprendre que cette générosité de l’Etat ne doit pas être exploitée par les spéculateurs pour s’enrichir illégalement, en détournant les subventions de l’Etat.
Dans son message, le président Tebboune a décrit la situation du pays après son arrivée au pouvoir en décembre 2029 : « une économie au bord de l’effondrement, un climat social tendu et incertain, une rupture de confiance et un affaiblissement de l’autorité de l’Etat à tous les niveaux ».