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Ahmed Ouyahia met fin à son éclipse de la scène politique

Ahmed Ouyahia, le premier ministre, est de retour sur la scène politique nationale. Il a prononcé ce lundi 26 mars un discours à l’ouverture de la Conférence régionale sur la…

Ahmed Ouyahia met fin à son éclipse de la scène politique
Mounir Acef
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Ahmed Ouyahia, le premier ministre, est de retour sur la scène politique nationale. Il a prononcé ce lundi 26 mars un discours à l’ouverture de la Conférence régionale sur la contribution de l’économie numérique dans la croissance des pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient (Mena).

L’homme s’est éclipsé ces dernières semaines de la scène politique. Ses apparitions étaient devenues rares avant de disparaître complètement des événements officiels organisés sous le haut patronage du président de la République.

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Tayeb Louh, « l’homme de confiance » ?

Le ministre de la Justice garde des sceaux est donné par les rumeurs comme « l’éventuel remplaçant » d’Ouyahia à la tête du gouvernement.

Si ce dernier n’a jamais caché, dans les coulisses, sa volonté de prendre la tête du FLN, on ne lui prête pas l’ambition de diriger le gouvernement. Mais il y a des signes que les observateurs ont vite interprétés comme étant le signal d’un changement à la tête du Premier ministère.

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Dans un entretien accordé au site Algérie diplomatique, Lakhdar Ibrahimi (parmi les rares personnalités politiques qui rencontrent régulièrement le président Bouteflika) n’a pas tarit d’éloges sur les réalisations du ministre de la Justice.

L’absence d’Ouyahia a profité, du moins sur le plan médiatique, à Tayeb Louh. C’est bien lui qui a lu le message du président à l’occasion des festivités officielles du 24 février célébrées à Oran. Une mission confiée habituellement au Premier ministre.

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C’est, aussi, à Louh que la présidence a confié la lecture du discours du président adressé aux participants de la Conférence internationale sur « la promotion de la participation politique de la femme ».

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Le 8 mars à l’Aurassi, Louh prend une énième fois la parole pour prononcer le discours de Bouteflika aux femmes.

L’éclipse d’Ouyahia a alimenté les rumeurs sur son éventuel départ du gouvernement. Une liste de la nouvelle composante du gouvernement a fait le tour des réseaux sociaux. Le gouvernement n’a pas réagi.

Même les proches du pouvoir ont été « contaminés ». Un cadre de TAJ a confié à TSA qu’ « Ouyahia devrait quitter son poste dès son retour de Kigali » où il a représenté la semaine passée le président de la République au sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA). Et c’est paradoxalement, après cette réunion que le Premier ministre a décidé de mettre fin à son éclipse.

Un remaniement, pourquoi faire ?

Le président est-il sur le point de nommer un troisième premier ministre en moins d’une année ? Rien n’est sûr.

Pour comprendre les rumeurs persistantes autour du départ d’Ouyahia, il faudrait peut-être faire le bilan du gouvernement.

D’abord, le Premier ministre a perdu le soutien du FLN. À maintes reprises, Djamel Ould Abbes, SG du parti majoritaire, a critiqué indirectement Ouyahia. Il s’est imposé comme médiateur, « sur instruction du président », dans le conflit entre le ministère de l’Éducation et le Cnapeste. Et il a été à l’origine de la fronde contre le projet naissant du partenariat public-privé (PPP), signé en grandes pompes entre le gouvernement, l’UGTA et le FCE, puis jeté aux oubliettes.

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Depuis sa nomination, Ouyahia est confronté à une grave crise économique et à la montée en puissance des contestations sociales, avec des grèves dans plusieurs secteurs. Sa méthode de gestion des conflits n’aide pas à l’apaisement.

Ainsi, il a choisi la confrontation avec les syndicats de l’éducation qu’il a traités de pirates. Le secteur de la santé s’enlise dans la crise. La grève des résidents dure depuis plus de quatre mois. Et le Cnapeste, après avoir mis fin à une grève générale illimitée, reprendra le chemin de la contestation le 9 avril prochain.

Une situation peu confortable pour le pouvoir à une année de la présidentielle de 2019.

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