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Lounis Hamitouche, PDG de Soummam : « L’État doit faire la différence entre les entreprises qui produisent et les autres »

ENTRETIEN. Lounis Hamitouche est le propriétaire de la laiterie Soummam, l'un des fabricants algériens de produits laitiers. Le secteur de l’agroalimentaire en Algérie connait un réel développement. Comment expliquez-vous un…

Lounis Hamitouche, PDG de Soummam : « L’État doit faire la différence entre les entreprises qui produisent et les autres »
source : youtube
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ENTRETIEN. Lounis Hamitouche est le propriétaire de la laiterie Soummam, l’un des fabricants algériens de produits laitiers.

Le secteur de l’agroalimentaire en Algérie connait un réel développement. Comment expliquez-vous un tel dynamisme ?

Parce que les gens ont toujours besoin de consommer les produits alimentaires. Mais ce ne sont pas tous les produits qui marchent. Le consommateur algérien est aujourd’hui très regardant sur la qualité. L’industriel est quelque part obligé de diversifier son offre et surtout de faire un produit de qualité. Le consommateur algérien est satisfait du produit local mais nous les fabricants, nous devons toujours maintenir le cap de la qualité.

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Depuis 2014, l’Algérie vit une crise financière aiguë. Votre secteur est-il touché ?

Effectivement, il y a la crise mais le secteur de l’agroalimentaire n’est pas touché à 100%. Car on a un produit de première nécessité dont les consommateurs ne peuvent pas se passer. Ceci dit, nous avions eu quelques difficultés notamment avec l’interdiction à l’importation de certaines matières premières  (arômes, etc.) nécessaires à la fabrication de nos produits mais le problème est heureusement réglé. Car quand on ne peut pas produire à 100% algérien, on est obligé d’importer certaines matières premières pour mettre à la disposition du consommateur un produit de qualité et pouvoir faire face à la concurrence.

Qu’en est-il du volet exportation ?

Nous exportons pour une valeur de deux millions d’euros chaque année. On exporte essentiellement vers trois pays : Qatar, Libye et Mauritanie. Mais nous avons quelques problèmes notamment dans le transport. Notre produit n’est pas envoyé parfois dans les délais alors que sa durée de péremption est d’un mois. Et quand un convoi n’arrive pas à temps à destination, c’est nous qui subissons les contrecoups. C’est pourquoi j’ai de sérieuses appréhensions à contracter des accords avec certains clients étrangers.

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L’État aide-t-il les entreprises exportatrices ?

Oui, l’État nous accorde certains avantages. Par exemple, nous exportons nos produits en hors taxes et on nous rembourse 25% de frais du transport. Mais de mon point de vue, l’État doit faire la différence entre les entreprises qui produisent réellement et les autres.

Comment expliquez-vous la réussite de la marque Soummam ?

J’ai un seul mot d’ordre : le travail. C’est par le travail et l’abnégation que nous avons pu faire de l’entreprise Soummam ce qu’elle est aujourd’hui. Nous avons aujourd’hui 2.000 employés. En outre, nous avons acheté 12 000 vaches laitières et 2.000 camions pour les jeunes livreurs.  La clé de la réussite c’est donc le travail. Mais il faut aussi veiller à ce qu’elle reste toujours au sommet.

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